Invitée du 13/14 ce jeudi sur France Inter, la ministre du Travail indique que le masque va rester la règle au bureau pour les mois à venir mais dit "réfléchir" à des assouplissements si tous les salariés d'une entreprise sont totalement vaccinés.

La ministre du Travail, Élisabeth Borne, invitée du 13/14 avec Bruno Duvic ce jeudi 1er juillet.
La ministre du Travail, Élisabeth Borne, invitée du 13/14 avec Bruno Duvic ce jeudi 1er juillet. © Radio France /

Quand pourra-t-on enfin revoir nos collègues sans masque au bureau ? Ce n'est pas pour tout de suite, en tout cas sûrement pas pour la rentrée. Interrogée sur la question ce jeudi dans le 13/14 sur France Inter, la ministre du Travail Élisabeth Borne a estimé que "jusqu'à présent, on n'a pas de perspective de supprimer le masque en entreprise. On évaluera en fonction de la situation sanitaire et de la vaccination", rappelant que des variants circulent et que donc "il faut qu'on reste très prudents". Le dernier protocole sanitaire en date indique que le port du masque est "systématique au sein des entreprises dans les lieux collectifs clos".

Et si tout le monde est vacciné ?

Mais Élisabeth Borne semble ouvrir la porte à des assouplissements dans certains cas très particuliers. Interrogée par une auditrice qui veut savoir si elle pourra enlever le masque étant donné que les 14 salariés de son entreprise seraient dans quelques semaines tous complètement vaccinés contre le Covid-19, la ministre du Travail répond : 

"On souhaite vraiment encourager les Français à se faire vacciner (...) et donc on est en train de réfléchir à cette situation : si tout le monde est vacciné, est-ce qu'on peut assouplir ? Ce sont des réflexions qui sont en cours."

Faire entrer en vigueur la totalité de la réforme de l'assurance chômage "au plus vite"

Ce 1er juillet marque l'entrée en vigueur de la réforme de l'assurance chômage, mais sans le nouveau mode de calcul du salaire journalier de référence, qui détermine le montant de l'allocation versée à un demandeur d'emploi. Le Conseil d'État a suspendu cette mesure la semaine dernière et demandé au gouvernement de repousser sa mise en application, estimant que la situation économique est trop incertaine.

Selon l'Unédic, ce nouveau mode de calcul va être moins favorable à environ un million de personnes. Mais pas question de reculer pour Élisabeth Borne qui plaide toujours pour cette réforme :

"Ce que je note moi c'est qu'aujourd'hui on a une reprise économique qui est très forte, avec un nombre d'embauches qui a fortement augmenté. On a même au mois de mai battu tous les records depuis 15 ans, donc on est rassuré sur la dynamique du marché du travail et on reviendra rapidement devant le Conseil d'État pour que la totalité de la réforme puisse entrer en vigueur au plus vite."

Par ailleurs, sur le système de bonus-malus visant à dissuader les entreprises d'abuser des contrats courts (CDD de moins d'1 mois), Elisabeth Borne précise que 21.000 PME de moins de 11 salariés seront surveillées durant un an, avant de subir d'éventuelles sanctions en septembre 2022. 

Enfin sans donner de date précise, la ministre du Travail indique qu'un délai de "quelques jours" est accordé pour ceux qui voudraient transférer leurs heures de formations antérieures à 2015 issues du DIF en euros vers le Compte Personnel de Formation. La date limite était fixée au 30 juin mais de nombreux bugs sur la plateforme ont poussé le gouvernement à annoncer un délai ce mercredi. Si vous voulez savoir comment procéder, cliquez ici.