Deux études sur le secteur immobilier font état d'une bonne santé du marché, depuis cet été. France Inter vous les révèle en avant-première.

Le marché immobilier (illustration)
Le marché immobilier (illustration) © Maxppp / Jean-Luc Flémal

Le marché immobilier d'une part, et celui du crédit d'autre part, progressent de jour en jour. C'est en tout cas ce qui ressort de deux études, l'une réalisée par le courtier Empruntis et l'autre par les agences Guy Hocquet, que France Inter vous révèle en avant-première ce mardi. Tous les indicateurs sont au beau fixe, en particulier les ventes, qui ont explosé ces dernières semaines.

L'année 2016 est d'ores et déjà bien meilleure que prévue : chez Guy Hocquet, le volume de vente a augmenté de 16% sur la période janvier-septembre 2016 par rapport à la même période en 2015. Les ventes retrouvent leur niveau d'avant-crise, et ce pour deux raisons : les taux d'emprunt sont bas, et les prix augmentent peu, à peine 1 à 2%. Fabrice Abraham, directeur général de Guy Hocquet, explique :

"Les propriétaires qui cherchaient à vendre leur logement étaient gourmands, mais ils se sont alignés à la réalité des prix, et constatent que s'ils placent leur bien au-dessus de la valeur actuelle, ils ne le vendent pas".

Les délais de vente se sont eux aussi réduits, explique-t-il :

Le retour en grâce des primo-accédants

Si le marché se porte bien, c'est aussi grâce aux fameux "primo-accédants", ceux qui achètent un bien immobilier pour la première fois. Ils représentent 39% des acquéreurs, contre 36% il y a un an. Même si ce retour est progressif, et limité à la province, ces nouveaux acheteurs empruntent moins cher, et surtout avec moins d'apport, comme l'explique Cécile Roquelaure, directrice des études chez Empruntis :

"Ils bénéficient historiquement de taux historiquement bas, mais aussi des prêts aidés comme le prêt à taux zéro, dont le montant moyen a augmenté de 155% en un an. Ce qui leur permet, avec des revenus à peu près stables, d'avoir un apport beaucoup moins important, et pourtant d'emprunter plus sur une durée plus courte".

Quant à ceux qui ont déjà été propriétaires, ils sont aujourd'hui trés favorisés par des taux très bas, qui devraient le rester au moins jusqu'à la fin de l'année. Quant aux investisseurs, qui achètent pour louer, eux aussi sont de retour en force, et représentent 18% des acheteurs, contre 16% il y a un an.

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