Les ventes immobilières restent stables, alors que les taux d'intérêt ont atteint des taux historiquement bas.
Les ventes immobilières restent stables, alors que les taux d'intérêt ont atteint des taux historiquement bas. © PhotoPQR/Le Parisien / Olivier Boitet

Les ventes immobilières stagnent malgré des taux d’intérêt historiquement bas, donc très avantageux pour les potentiels acheteurs.

Emprunter pour acheter son logement n'a jamais coûté aussi peu cher. Les taux de crédit sont encore descendus en juillet, à 2,7% en moyenne. Il faut remonter jusqu’aux années 1940 pour retrouver aussi bas. Et s'il on en crois les professionnels, ils ne devraient pas remonter de sitôt.

"Les taux, ça fait réfléchir"

A 30 ans Mariel vient d'acheter dans les Hauts-de-Seine un studio à 110.000 euros pour un studio. Elle n'a pu se le permettre que grâce aux très faibles taux.

C’est un 21 m2. C’est tout ce que je pouvais m’offrir. Cela fait quatre ans que je suis en CDI, ça fait quatre ans que je songe à acheter. Là, c’est vrai que les taux, ça fait réfléchir.

Taux d'intérêt bas = plus de pouvoir d'achat

La jeune femme a profité de l’équation qui veut que les taux plus bas promettent plus de pouvoir d’achat. Pourtant, le nombre d'acquéreur reste moyen et stable, explique Maël Bernier, porte-parole du courtier Meilleurtaux.com :

On devrait normalement voir beaucoup plus de transactions. Mais le problème c’est que les gens ont très peur pour leur emploi.

Pour accéder au crédit immobilier, le CDI est quasiment devenu la condition sine qua non. Les banques prêtent à hauteur d’un tiers des revenus. Dernière condition : il faut pouvoir financer les frais de notaire, ce qui n’est pas toujours évident pour un jeune qui a de faibles économies.

L’inflation peu élevée n’aide pas. Il y a trente ans les prix flambaient, ce qui permettait de rembourser rapidement. Aujourd'hui ils stagnent, et parfois baissent.

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