L'immobilier francilien se porte bien, si l'on en croit la chambre des notaires. En 2017, le marché a flambé, tant en volume de ventes qu'en termes de prix. Le fossé se creuse entre Paris et sa banlieue, la capitale s'enracinant dans des tarifs vraiment plus populaires. Tour d'horizon en chiffres.

A Paris, le prix moyen des logements anciens s'est établi à plus de 9 000 euros le mètre carré. Un record.
A Paris, le prix moyen des logements anciens s'est établi à plus de 9 000 euros le mètre carré. Un record. © Radio France

968 000 ventes en Ile-de-France

C'est le nombre de transactions enregistrées à Paris et en Ile-de-France par la Chambre régionale des notaires en 2017, soit 120 000 de plus que le précédent plus record enregistré en 2016. Le signe, explique le notaire parisien Thierry Delesalle, que "le marché [des logements anciens] a retrouvé la fluidité" des années fastes pour les vendeurs, dans une région qui représente 17% du marché national.

Des prix en hausse de +8,6% à Paris

Si à l'échelle régionale les prix ont grimpé de 5,9% en 2017, dans la capitale, ils ont  bondi de +8,6%. En d'autres termes, le mètre carré s'est payé 700 euros plus cher en 2017 que l'année précédente – soit un surcoût de 38 500 euros en un an pour un bien de 55 m2 (la surface moyenne achetée). Et la hausse devrait se poursuivre, estime la Chambre des notaires, à un rythme toujours bien plus rapide que la moyenne française (+3,5%). 

5 000 euros le mètre carré… sur la région

C'est le prix médian des logements anciens en Ile-de-France en 2017. Autrement dit, un acheteur sur deux a payé plus de 5 000 euros par mètre carré son appartement ou sa maison.

Un record à Paris : 12 510 euros le mètre carré

Le 6e arrondissement parisien réalise un bond en 2017 avec une hausse moyenne de 11,4%. Bien au-delà de la progression de Paris intra-muros (+1,1%). Les notaires notent cependant une certaine harmonisation des prix dans la capitale, dont le prix de vente moyen s'est tout de même établi à… 9 040 euros le mètre carré l'an dernier. La gentrification est à l'œuvre. 

Des opérations soutenues par les taux bas

La perspective d'une remontée des taux d'intérêt a-t-elle précipité les opérations ? Pour l'heure, le coût limité des emprunts reste un moteur des ventes. Reste que, en 2017, 2 acheteurs sur 5 étaient des cadres (39%), contre à peine plus de 1 sur 3 (35%) sur les dix dernières années en moyenne. Le maintien de taux bas ne compense pas la hausse des prix.

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