L’INSEE et les notaires publient leurs chiffres sur l’évolution du marché de l’immobilier au second trimestre 2021. Les prix des logements anciens continuent d’augmenter, +1,6% par rapport au premier trimestre. Une hausse encore plus marquée pour les maisons, notamment en région.

À Saulxures-lès-Nancy 16 novembre 2020., une maison à vendre avec un panneau "vendu".
À Saulxures-lès-Nancy 16 novembre 2020., une maison à vendre avec un panneau "vendu". © Maxppp / Alexandre MARCHI

Les prix des logements anciens en France ont augmenté au deuxième trimestre 2021 de 5,9% sur un an, d’après les notaires et l’Insee. Ils publient leur indice ce jeudi 9 septembre. C’est une première depuis fin 2016. Depuis la fin 2020, le prix des maisons augmente davantage que le prix des appartements, 6,9% en un an au deuxième trimestre 2021 contre 4,6% pour les appartements.

"C’est la grande nouveauté. On pensait que c’était une réaction juste après le premier confinement, mais elle se confirme encore aujourd’hui", analyse Frédéric Violeau, notaire à Caen et membre du conseil du notariat. "Les maisons tirent les prix vers le haut. C’est un phénomène inédit depuis plusieurs années." Ce qui fait dire à se notaire que "le marché résiste à la crise sanitaire".

Des prix stables en Île-de-France

Si la hausse des prix des logements anciens se poursuit en régions, de 7% sur un an, ce n’est pas le cas en Île-de-France. Elle ralentit même. Les prix ont augmenté de 3,1% sur les douze derniers mois, c’est deux fois moins qu’il y a un an. "On n’est pas du tout sur un écroulement du marché. Les prix atteignent un plateau", explique à France Inter Frédéric Violeau. À Paris, les prix des appartements sont quasi stables. Dans le détail, le prix des maisons augmente de 5,1% sur un an en Île-de-France, contre 2,1% pour les appartements. À Lyon, la hausse se limite à 5,9% quand elle était de 9,2% sur les derniers mois de 2020.

Par ailleurs, le prix des maisons en régions a augmenté de 7,1% sur un an. Une hausse plus importante que celle des appartements ( 6,7%), ce qui n’était pas arrivé depuis 2018. Mais il ne faut pas tirer de conclusion hâtive souligne le notaire Frédéric Violeau :

"Quand on regarde le nombre de Français qui ont décidé d’investir en dehors de leur département, on s’aperçoit qu’ils sont 6000 de plus par rapport à l’année dernière. C’est peu par rapport au volume global. Il faut rester mesuré, et se garder de toute qualification d’exode urbain."

Preuve que le marché repart depuis la fin du premier confinement, l’INSEE affirme que le nombre de transactions annuelles a de nouveau augmenté pour le troisième trimestre consécutif. Entre juin 2020 et juin 2021, plus d’1,15 millions de transactions ont eu lieu, c’est une estimation. Le pic observé fin 2019 est largement dépassé.