Le gouvernement oblige les entreprises de plus de 1 000 salariés à diffuser leur index de l'égalité femmes-hommes. Le seuil minimum, de 75/100, n'a pas été franchi par plusieurs d'entre elles comme Ugitech, Arcelor Mittal Industreel ou Thalès Services SAS.

Les inégalités salariales en illustration
Les inégalités salariales en illustration © Maxppp / Voix du Nord

118 entreprises sont "vraiment en dessous", c'est l'"alerte rouge." Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a donné ses conclusions lors d'une conférence de presse mardi. "Un plan doit commencer immédiatement dès cette année", a-t-elle ajouté. 

L'Index, outil voulu par le gouvernement, doit permettre d'aider à éliminer les inégalités entre les hommes et les femmes dans le milieu du travail, alors qu'on constate que de grandes sociétés, qui embauchent plus de 1 000 personnes en France, n'ont pas dépassé le seuil minimum fixé à 75/100 points. 

"Il y a plusieurs groupes du CAC 40 dont une partie des filiales qui sont dans le rouge", s'est alarmée la ministre. L'agence des participations de l'État va être saisie mais en attendant, ces grandes sociétés ont trois ans pour améliorer leur situation, sous peine de sanctions financières, pouvant aller jusqu'à 1% de la masse salariale. Thalès Service SAS obtient la note de 70/100, contre 94/100 pour Thalès Global Service SAS. Contactés par France Inter, les services communication de Thalès assurent que ce mauvais résultat n'est "pas représentatif" de l'ensemble du groupe, mais seulement d'une filiale. La société affirme d'ores et déjà que des "mesures correctrices sont en place" pour enrayer cette grande disparité entre les différentes entités.

Parmi ces mauvais élèves, on compte plusieurs filiales de groupes comme Fnac Darty Participations et Services (68/100), Bolloré Logistics (69/100), Ernst & Young Advisory (70/100), Radio France (73/100), Arcelor Mittal Industreel (73/100), GRDF (73/100), Darty Paris Ile de France (73/100) ou encore le Commissariat à l'Energie atomique et aux énergies alternatives (CEA, 74/100).

Autre élément. "210 [entreprises] sont dans l’illégalité en ne respectant pas l’obligation d’augmentation des femmes au retour de leur congé maternité", assure Muriel Pénicaud sur son compte Twitter. C'est pourtant le critère numéro 4 de cet index ("les augmentations au retour de congé maternité") noté sur 15 points. Les entreprises qui respectent "assez bien" le critère de l'égalité de rémunération ont a contrario plus de difficulté avec la présence de femmes parmi les plus hautes rémunérations. C'est ce qu'on appelle le "plafond de verre."

732 entreprises sur les 1 400 entreprises de plus de 1 000 salariés avaient publié leur index en milieu de semaine, comme elles devaient le faire au 1er mars. 

Les entreprises entre 50 et 1 000 salariés ont plus de temps pour publier l'index.

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