La ministre de la Culture va dévoiler les mesures du fonds de soutien aux intermittents du spectacle. Il s'agit d'inciter à la création de CDI.

A Lille, en mai 2016, assemblée générale des intermittents dans le Théâtre du Nord
A Lille, en mai 2016, assemblée générale des intermittents dans le Théâtre du Nord © Maxppp / PHOTOPQR/VOIX DU NORD

En avril dernier, Manuel Valls promettait de mettre en œuvre un fonds de soutien à l'emploi des intermittents. Cinq mois plus tard, les professionnels vont en savoir plus sur ce que contient ce FONPEPS, c'est son nom, qui doit permettre de sortir le secteur de la précarité.

Le gouvernement veut inciter les employeurs du secteur à créer des CDI. Plusieurs aides à l'emploi vont ainsi voir le jour.

Principale mesure : Pour toute embauche en contrat à durée indéterminée, une entreprise du spectacle aura la possibilité de toucher 28 000 euros sous la forme d'une prime dégressive étalée sur quatre ans.

Les petites compagnies théâtrales aux moyens limités bénéficieront elles aussi de nouvelles facilités pour embaucher, avec une aide de 1 000 euros par trimestre, soit 4 000 euros par an, pour la création d'un premier emploi.

Pour les intermittents ayant des enfants, l'État leur versera là aussi une aide sous condition et sous réserve qu'il y en ait pour tout le monde. Certains refusent aujourd'hui des missions parce qu'ils ne savent pas comment faire garder leurs enfants.

Les mesures du Fonds de soutien aux intermittents annoncées en septembre 2016
Les mesures du Fonds de soutien aux intermittents annoncées en septembre 2016 © Radio France / Christine Siméone

Ce fonds a une limite. Son enveloppe sera de 90 millions d'euros.

Au ministère de la Cultureon sait bien que toutes les attentes ne seront pas comblées. Mais jamais, dit-on rue de Valois, de telles avancées n'ont été proposées. 10 000 personnes devraient pouvoir en bénéficier dès 2017, assure l'exécutif, qui table sur la création de 2 000 CDI d'ici un an.

Les mesures du fonds entreront en application progressivement à partir du mois d'octobre.

La CGT Spectacle accueille ces mesures favorablement, même si son représentant, Denis Gravouil, reste chagriné par un point en particulier.

"Nous n'avons aucune garantie que ce fonds sera pérenne, au-delà de la prochaine présidentielle. Nous avions compris que ce serait un fonds qui relèverait autant du ministère du Travail que de celui de la Culture ; or c'est le seul ministère de la Culture qui le porte. Bien sûr, rue de Valois, on nous dit que l'an prochain le budget augmentera de 5%, mais rien ne dit ce que seront les années à venir."

Les intermittents, quelques chiffres

Etats des lieux de l'intermittence
Etats des lieux de l'intermittence © Radio France / Christine Siméone
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