le premier ministre fait un geste pour les intermittents
le premier ministre fait un geste pour les intermittents © reuters

Les syndicats d'intermittents du spectacle maintiennent la pression sur le gouvernement malgré la promesse de Manuel Valls d'un soutien financier avec lequel le Premier ministre espérait désamorcer une crise qui menace les festivals d'été.

La CGT-spectacle a annoncé vendredi qu'elle reconduisait le préavis de grève à partir du 1er juillet et qu'elle appelait à une journée de "grève massive" dans l'ensemble des secteurs le 4 juillet, jour de l'ouverture du festival d'Avignon :

Si le gouvernement ne nous entend pas pour sortir un plan d'apaisement équilibré et durable qui prenne en compte nos propositions, l'été ne se passera pas normalement.

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Les intermittents du spectacle rejettent la nouvelle convention d'assurance-chômage issue de l'accord signé le 22 mars entre le patronat et trois syndicats (CFDT, FO et CFTC), qui durcit les conditions d'indemnisation de plusieurs catégories de chômeurs, dont les leurs.

"Une mesurette pour passer l'été"

Face au mouvement de contestation qui menace la tenue des principaux festivals estivaux, le Premier ministre a annoncé jeudi que l'État prendrait à sa charge le délai de carence pour l'indemnisation des intermittents du spectacle tout en refusant de reporter l'agrément de la nouvelle convention chômage. La mesure annoncée par le Premier ministre jeudi "est une mesurette pour passer l'été", dénonce la CGT-spectacle.

Pour l'artiste Catherine Lecocq, déléguée du syndicat français des artistes SFA-CGTà Marseille, ce combat est celui de la survie de sa profession :

Nous essayons de préserver ce qui peut l'être de la dynamique culturelle de ce pays.

Plusieurs autres coordinations ont appelé à poursuivre la mobilisation. Une intersyndicale est notamment prévue les 2 et 3 juillet prochains à Avignon.

Remise à plat du système

La nouvelle convention Unedic, fruit d'un accord conclu le 22 mars par les partenaires sociaux, plafonne le cumul revenus d'activités-indemnités des intermittents à 175 % du plafond de la Sécurité sociale, soit 5.475,75 euros bruts par mois. Elle introduit un délai de carence pour leur prise en charge par l'assurance chômage et augmente le taux global de leurs cotisations et de celles de leurs employeurs de 10,8 % à 12,8 %.

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Trois experts nommés par le gouvernement ont jusqu'à la fin de l'année pour formuler des propositions pour une remise à plat du système des intermittents qui, selon Manuel Valls, fait l'objet d'abus.

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