Open space
Open space © CC Jean-Etienne Minh-Duy Poirrier

En Europe, partager son bureau est devenu la norme. Plus d'un français sur deux travaille aujourd'hui en open-space ou dans un bureau partagé (4/5 personnes dans un même espace). Ça reste inférieur aux Anglais (73%). Les Anglais le vivent plutôt bien semble-t-il. Les Français beaucoup moins.

D'après une étude réalisée par Actineo, l'observatoire de la qualité de vie a bureau, 88% des salariés français ayant un bureau individuel se disent satisfaits de leurs conditions de travail, mais ce chiffre tombe à 67% s'ils sont en open-space. Les nuisances sonores et l'impossibilité de s'isoler sont citées comme les principales raisons de l'inconfort. Souvent parce que les open-space en question sont faits à l'économie.

Le concept d'open-space s'est beaucoup développé dans les années 90, sous la pression immobilière. Le mètre carré flambait dans les grandes villes, il fallait réduire l'espace de travail. Les grands plateaux décloisonnés se sont multipliés avec, il faut bien le dire le meilleur comme le pire. Car l'open-space idéal existe.

Odile Duchenne nous le décrit, elle est spécialiste de la qualité de vie au travail :

Un open-space idéal permet à chaque salarié d’avoir suffisamment d’espace de travail, plutôt 10 mètres carrés, que 6 à 7 comme le plus souvent

Alors pourquoi les Français sont-ils insatisfaits ? Question de culture, d'abord. Nous aurions l'esprit moins collectif que les Anglais. En France aussi, avoir son bureau est vu comme un signe de réussite sociale, on a du mal à y renoncer. Mais surtout, si l'open-space est souvent mal vécu, c'est parce qu'il est mal conçu. Odile Duchenne appelle ça les "open-space repoussoir", ou open-space lowcost.

Odile Duchenne :

En France on fait des open-space uniquement pour gagner des mètres carrés

C'est vrai surtout dans les PME, qui n'ont pas forcément le temps ou les moyens de penser à l'aménagement de l'espace de travail.

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