nouvelle hausse du chômage en janvier
nouvelle hausse du chômage en janvier © reuters

Un nouveau baromètre OpinionWay mesure la confiance des entreprises vis-à-vis des nouveaux entrants sur le marché du travail. Et contrairement aux idées reçues, la plupart des patrons sont prêts à faire confiance aux jeunes... Sous certaines conditions.

Quelle confiance les chefs d'entreprise ont-ils à l'égard des jeunes ? On le sait, un jeune actif sur quatre est au chômage et les entreprises sont rileuses à les embaucher. En février, le premier indice de confiance des entreprises vis-à-vis des nouveaux entrants sur le marché du travail est de 6,5 sur 10. Passable.

Ce tout premier baromètre Opinion way réalisé en février auprès de 505 chefs d'entreprises pour les Apprentis d'Auteuil (une association d'insertion par le travail) doit être publié ce matin, et France Inter s'est procuré les premiers résultats.

Les précisions complètes de Delphine Simon

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, 9 patrons sur 10 se disent prêts à faire confiance aux jeunes. La plupart acceptent de leur confier des fonctions de représentation à l'extérieur, mais ils sont plus frileux lorsqu'il s'agit de gérer une équipe de cinq personnes, ou de monter un projet ayant un impact financier important.

Aux employeurs de tenter leur chance

Autre paradoxe : le critère principal d'embauche, ce n'est pas le diplôme, mais la motivation du jeune salarié, sa capacité d'adaptation à la culture d'entreprise. Malgré tout, l'embauche d'un jeune, un tiers des patrons le reconnaissent, cela constitue un risque important, surtout dans les petites entreprises. Un risque ou une chance, pour les Apprentis d'Auteuil, qui rappellent que quand un jeune actif sur quatre est au chômage, les patrons ont aussi un rôle à jouer pour restaurer le climat de confiance. Ce nouvel indice de confiance, pour l'instant assez bas, permettra peut-être d'inciter les professionnels de tous secteurs à faire mieux l'an prochain.

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