D'après la cartographie des emplois que France Inter s'est procuré, 150 000 emplois devraient être mobilisés directement entre 2018 et 2024 par Paris 2024 dans l'organisation, le tourisme et la construction.

Logo des Jeux olympiques devant l'Hôtel de Ville de Paris
Logo des Jeux olympiques devant l'Hôtel de Ville de Paris © AFP / LUCAS BARIOULET

Les organisateurs souhaitent proposer un nouveau modèle de JO plus responsables, qui bénéficient aux entreprises locales, à l'emploi et à l'insertion. Tony Estanguet, président du comité d'organisation de Paris 2024 veut "des Jeux qui ont du sens pour la population. Il faut être exemplaire notamment sur cet aspect économique. On veut vraiment essayer de générer des opportunités pour le plus grand nombre."

150 000 emplois locaux mobilisés

"Un emploi mobilisé correspond à un poste occupé par une personne au sein d’une entreprise dont l’activité est directement liée aux Jeux", précise le document. La majorité (78 300) devrait travailler à l'organisation des Jeux, c'est-à-dire dans la filière événementielle, au comité d'organisation lui-même ou chez des prestataires. Les métiers les plus sollicités sont ceux de la sécurité privée et de la restauration.

Vient ensuite le secteur du tourisme avec 60 000 emplois, secteur qu'il faut inévitablement renforcer pour "accueillir les visiteurs" "dans les meilleures conditions". Les métiers les plus recherchés sont ceux de la cuisine et de la restauration, et du service en salle, ou encore de l'accueil et de la réception.

Enfin, la cartographie prévoit 11 700 emplois dans la construction (principalement du second œuvre et du gros œuvre) "afin de mettre en place les sites olympiques et paralympiques".

"Paris 2024 va ouvrir des marchés à hauteur de 5 milliards d'euros" aux entreprises "et notamment aux petites", explique Tony Estanguet, patron de Paris 2024.

Aider les entreprises locales et favoriser l'insertion professionnelle

Dans la charte en faveur de l'emploi et du développement territorial de la SOLIDEO (Société de livraison des ouvrages olympiques), signée le 5 juillet dernier, il est prévu de "promouvoir l’accès des TPE-PME à la commande publique avec un objectif de 25% du montant global des marchés". Pour faciliter l'accès des entreprises locales, une plateforme doit permettre de centraliser les appels d'offres et simplifier la démarche de réponse. Actuellement, la procédure est si lourde que certaines entreprises préfèrent renoncer.

C'est le cas d'Hélène de la Moureyre, patronne de Bilum, dans le Val-de-Marne - cinq employés - qui fabrique des sacs et accessoires grâce à de la récup'. Répondre à un appel d'offres, c'est "trop fastidieux", estime Hélène de la Moureyre.  Selon elle, c'est synonyme de "fatigue, lourdeur". "C'est David contre Goliath", affirme celle qui souhaite tenter sa chance grâce à cette nouvelle plateforme.

Paris 2024 s'engage également à consacrer "10% des heures travaillées des futurs marchés à des publics en insertion professionnelle".

Les JO de Paris en quelques chiffres

  • 11 millions de billets en vente
  • 15 000 athlètes du monde entier
  • Plus de 20 000 journalistes accrédités
  • 206 délégations représentées pour les JO, 181 pour les Jeux Paralympiques
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