Dans le cortège toulousain de ce 8 octobre
Dans le cortège toulousain de ce 8 octobre © Radio France

Trois syndicats et deux organisations de jeunesse appellent à une journée de grève et de manifestations ce jeudi, pour les salaires et l’emploi. Dans les trains, le trafic est peu perturbé.

1 000 personnes à Paris le 23 septembre, 3 000 personnes le 25 juin : les dernières journées de ce type ont peu mobilisé. Rebelote malgré tout ce 8 octobre, à l’appel de la CGT, FSU, Solidaires, l'Unef et l'Unel . Certaines fédérations de Force ouvrière ont rallié le mouvement, mais pas le leader Jean-Claude Mailly, pour qui "Les mobilisations au niveau interprofessionnel sont aujourd'hui compliquées (…) si elles ne marchent pas, c'est contre-productif".

Pour Didier Bourigaud, secrétaire de la CGT de l'Yonne, c’est pourtant le seul mode d’action possible dans le pays :

A part les manifestations, les grèves, je ne vois pas comment on peut être entendu en France. Quand on propose des choses, la réponse est toujours négative. On va montrer que nous sommes déterminés, que les salariés sont en souffrance. C'est toujours utile une piqure de rappel.

Cortège séparé pour Air France à Paris

Des appels à la grève ont été lancés pour permettre aux salariés de rejoindre les manifestations, notamment à la SNCF par la CGT cheminots et SUD-Rail. Ce jeudi après-midi, la SNCF annonce 12% de grévistes, quelques perturbations sur l’axe TGV Paris-Marseille-Nice, 9 Intercités sur 10 assurés, et 3 TER sur 4 en circulation. Tous les Intercités de nuit ont été supprimés de mercredi soir à vendredi matin. Le ministère de l’Education compte 1,7% d’enseignants grévistes.

En début d'après-midi, la manifestation parisienne a rassemblé plusieurs milliers de personnes. Sur les pancartes, "La santé n'est pas à vendre", "L'austérité tue l'université" ou encore "A poil les DRH!". Et dans le cortège séparé des salariés d’Air France,un camion où trônait un uniforme Air France en lambeaux . Référence à l'agression de deux dirigeants de la compagnie à l’annonce de la suppression possible de 2 900 postes.

Barrages filtrants au Havre, manifestation à Toulouse

Dans les rangs de la manifestation toulousaine, il était surtout question de la défense des services publics .

Ecoutez le reportage de Frédéric Bourgade.

Au Havre, plusieurs centaines de personnes ont mis en place des barrages filtrants au petit matin sur tous les axes principaux permettant d’accéder à la ville et au port, et provoquéplusieurs kilomètres d’embouteillage . Parmi ces manifestants, des dockers CGT et des salariés de l’usine Sidel d’Octeville, menacés par un plan social. Ailleurs, ils étaient plus de 3 000 manifestants à Lyon , et 2 400 à Marseille , des centaines aussi à Caen , Auch ou encore Béziers .

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