Airbus a fait décoller l'A350-1000, le plus gros bimoteur civil européen, pour un premier vol d'essai. Le constructeur européen espère concurrencer le 777 de l'américain Boeing.

L'A350-1000 d'Airbus a décollé ce jeudi matin de Toulouse
L'A350-1000 d'Airbus a décollé ce jeudi matin de Toulouse © Maxppp /

Le décollage a eu lieu ce jeudi matin à Toulouse. L'A350-1000 a quitté le tarmac, lançant l’Europe dans une nouvelle course contre les Etats-Unis. Un nouvel avion civil d’Airbus pour concurrencer Boeing.

Briser le monopole américain

L'avion a été allégé grâce à la fibre de carbone, il mesure sept mètres de plus que l'A350 déjà en service et peut transporter 40 personnes supplémentaires (366 passagers), pour un prix catalogue de 356 millions de dollars (335 millions d'euros). Le vol d’essai devait durer trois heures, en présence de plusieurs dirigeants de compagnies aériennes qui ont investi dans l'appareil.

L'A350-1000 vise à briser le monopole dont Boeing jouit virtuellement sur le segment lucratif des "mini-jumbos", le marché de prédilection du constructeur américain. Un programme intensif de vols d'essai a été préparé pour trois appareils cet hiver.

Mise en service programmée à l'été

Avec son nouvel appareil, qui doit être mis en service au second semestre 2017, Airbus cherche à se hisser dans la catégorie des plus grands bimoteurs long-courriers du marché, promise à 1000 milliards de dollars de commandes dans les vingt ans à venir. L'avionneur européen a vendu 195 A350-1000 sur un total de 810 unités pour la famille A350, contre 809 pour le 777-300ER de Boeing.

Pour faire monter les enchères, Boeing réfléchit de son côté à un "777-10X" encore plus grand, qui pourrait transporter quelque 450 passagers.

Bataille transatlantique

L'A350-1000 se trouve aussi au centre d'une nouvelle bataille transatlantique, l'Europe et les Etats-Unis s'accusant mutuellement de subventionner leurs programmes aéronautiques.

L'Organisation mondiale du commerce (OMC) devrait trancher dans les jours à venir sur une possible aide illégale accordée au 777X, la réponse de Boeing à l'A350-1000, tandis que les Etats-Unis estiment que la famille A350 ne doit son existence qu'à des subventions européennes.

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