inquiétudes sur l’avenir du volailler tilly-sabco
inquiétudes sur l’avenir du volailler tilly-sabco © reuters

L'abattoir de poulets Tilly-Sabco de Guerlesquin dans le Finistère est en cessation de paiement. L'entreprise de 340 salariés attend des repreneurs. C'est un nouveau coup dur pour l'agro-alimentaire breton.

Le PDG de l'abattoir, Daniel Sauvaget, a dit avoir été "contraint d'effectuer une déclaration de cessation de paiement" auprès du tribunal de commerce de Brest. Daniel Sauvaget a demandé que cette cessation se fasse avec poursuite de l'activité "pour permettre l'émergence de projets de reprise les plus aboutis qui permettent de sauver le maximum d'emplois sur le site".

Des salariés sous le choc

À l'annonce de la nouvelle, beaucoup de salariés se sont effondrés en larmes. L'abattoir est dans une zone rurale où l'emploi est déjà sinitré. La fermeture du site Tilly-Sabco de Guerlesquin est impensable pour Corinne Nicol, représentante CGT.

Corinne Nicol au micro France Bleu Breizh Izel d'Annaïg Haute

Des difficultés persistantes

Les difficultés de Tilly-Sabco datent de 2013, quand les aides européennes à l'exportation ont été supprimées. Ces aides soutenaient la filière à hauteur de 55 millions d'euros par an. Elles étaient vitales pour l'abattoir finistérien qui exportait 80% de sa production au Moyen-Orient.

Les groupes volailliers français Doux et Tilly-Sabco étaient les derniers en Europe à recevoir ces subventions, qui leur permettaient de supporter le différentiel de compétitivité avec le Brésil, leur principal concurrent.

Fin 2013, 15 millions d'euros ont été dégagés par la France pour aider la filière. Malgré cela, la situation de Tilly-Sabco a empiré l'été dernier, quand Nutréa, principal fournisseur de poussins pour les éleveurs qui envoient leurs poulets à l'abattoir Tilly-Sabco, a cessé de les livrer faute d'assurances de paiement, compte tenu des difficultés de la filière.

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