Les 268 salariés d’Ascoval dans le Nord sont désormais fixés. Après des mois d’incertitude, le tribunal de Strasbourg a tranché lors de l’audience de la dernière chance, en faveur du groupe britannique British Steel.

En décembre 2018, des salariés attendent la décision du tribunal de Strasbourg dans le dossier Ascoval.
En décembre 2018, des salariés attendent la décision du tribunal de Strasbourg dans le dossier Ascoval. © Maxppp / PIERRE ROUANET

Cette décision soulagera-t-elle les salariés d'Ascoval ? La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg confie la reprise de l'aciérie de Sainte-Saulve (Nord) au sidérurgiste britannique British Steel. Créée en 1975 par Vallourec et devenue Ascoval en 2017, l'aciérie fabrique des tubes d'aciers spéciaux

Un effet Brexit ?

Le 27 mars dernier, les magistrats strasbourgeois avaient accordé un énième délai, un mois après le désistement surprise du groupe franco-belge Altifort. Ce jeudi, trois offres étaient examinées, dont celle du fonds SecuFund Industry et de l’industriel régional Pascal Cochez. 

L’arrivée de British Steel semble bien réfléchie. D’abord, l’acquisition d’Ascoval lui permettra de devenir l’un des plus gros sidérurgistes en Europe. Et puis, pour les syndicats, comme Bruno Kopzinski, l'entreprise anticipe le Brexit : "C’est sans doute pourquoi British Steel n’était pas là dès le début. On pense que c'est pour des questions de taxes et l'effet volatile de la livre sterling". Si demain, le Royaume-Uni sortait de l'UE, le groupe, dont la majorité des sites se situe outre-Manche pourrait se retrouver isolé. British Steel compte aujourd'hui cinq usines en Grande-Bretagne, deux autres seulement sur le continent : en Moselle et aux Pays-Bas.

Pour le moment, l’activité de l’aciérie est au point mort, jusqu’au 13 mai. Ascoval compense les pertes de salaire par une mesure de chômage technique.

Un parcours du combattant 

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