Dans la réforme des retraites, il est question d'un âge-pivot. L'âge-pivot, c'est celui auquel on peut prétendre à une retraite à taux plein. On utilise le terme de "pivot" parce qu'on touche moins si on part à la retraite plus tôt.

La règle de l'âge pivot existe déjà pour le calcul des retraites complémentaires Agirc-Arrco.
La règle de l'âge pivot existe déjà pour le calcul des retraites complémentaires Agirc-Arrco. © AFP / PHILIPPE HUGUEN

C'est l'une des réformes lourdes et importantes que préparent le gouvernement, celle du système de retraite. L'objectif est de simplifier ce système avec notamment la disparition des dizaines de régimes différents. Le gouvernement souhaite également mettre en place la retraite par points. Chaque euro cotisé donnerait les mêmes droits et ce, quelle que soit votre situation professionnelle. Toujours d'après le gouvernement, on ne toucherait pas à l'âge légal de la retraite, à savoir 62 ans. Ce dispositif d'ordre général mérite que l'on s'attarde sur plusieurs détails. On aurait le droit de partir à 62 ans, mais pour toucher une retraite complète il faudrait attendre 63 ans.

Effectivement, c'est ce qu'on appelle un âge-pivot. Deuxième borne d'âge, un an après l'âge légal, qui lui, resterait à 62 ans. L'âge pivot, c'est celui auquel on peut prétendre à une retraite à taux plein. On utilise ce terme de "pivot" parce que l'on touche moins si on part à la retraite plus tôt, mais plus, si l'on travaille plus tard.  

L'âge-pivot varie selon le nombre de trimestres cotisés

Cet âge-pivot, actuellement, varie selon le nombre de trimestres cotisés. Si vous n'avez pas assez de trimestres, votre pension est revue à la baisse. En revanche, si vous en avez plus, elle est bonifiée. Le problème que cela pose, c'est que si vous voulez instaurer une retraite par points, promesse d'Emmanuel Macron, vous n'avez plus de référence à la durée de cotisation. Par conséquent, il faut une nouvelle règle.  Celle de l'âge pivot existe déjà. Elle est mise en pratique pour le calcul des retraites complémentaires Agirc-Arrco. 

C'est le patronat qui avait poussé à son instauration pour les cadres. C'est aussi lui qui pousse aujourd'hui pour généraliser le système à l'ensemble des salariés. A contrario, les trois principaux syndicats, comme l'a rappelé le patron de Force ouvrière sur l'antenne de France Inter y sont opposés. 

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