Commission Européenne, Bruxelles
Commission Européenne, Bruxelles © Radio France

La Commission européenne vient d'annoncer des amendes d'un montant total de 1,7 milliard d'euros à six banques, pour entente illicite sur le marché des produits dérivés financiers. En France, la Société générale devra payer 445,9 millions d'euros.

Pas de chance pour ces six institutions financières visées par la Commission européenne : Citigroup, Deutsche Bank, Royal Bank of Scotland, JPMorgan, Société générale et le courtier RP Martin. Elles devront payer très cher leurs manipulations de taux interbancaires.

L'Europe les accuse en fait d'avoir joué avec les taux Libor, Euribor et Tibor, qui servent de référence pour la fixation des prix ou des rémunérations de centaines de milliers de milliards d'euros d'actifs et de produits financiers dans le monde entier, parmi lesquels des prêts immobiliers ou des produits dérivé.

"Ce qui est choquant, dans les scandales du Libor et de l'Euribor, ce n'est pas seulement la manipulation des indices de référence, qui mobilise les régulateurs financiers du monde entier, mais aussi la collusion entre des banques qui sont censées se faire concurrence", explique le commissaire à la Concurrence, Joaquin Almunia, cité dans un communiqué

POUR ALLER PLUS LOIN > Lire le communiqué de la Commission européenne (PDF)

La Société générale a annoncé qu'elle acceptait l'amende infligée par la Commission européenne, tout en précisant que les faits "remontent à la période mars 2006-mai 2008" et que "les faits répréhensibles concernent essentiellement un salarié qui a quitté la Société Générale en septembre 2009".

Le groupe a aujourd'hui totalement réformé ses procédures de soumission aux différents indices dont il est membre.

La procédure se poursuit à l'encontre du Crédit agricole , de de HSBC et de JPMorgan, précise la Commission.

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