Hôpital de la Pitié Salpétrière
Hôpital de la Pitié Salpétrière © CC - Mbzt

Dans

, l'urgentiste Patrick Pelloux s'en prend au roi d'Arabie saoudite, qui, selon lui, doit 3,7 millions d'euros aux Hôpitaux de Paris. Une information confirmée ce matin dans Le Parisien, par l’administration de l’APHP.

Le plus célèbre urgentiste de France, Patrick Pelloux, a mis le feu aux poudres, dimanche, en révélant la dette colossale que doit le roi Salmane à l’APHP. L’administration des Hôpitaux de Paris a, ce matin, précisé que cette somme ne concernait pas uniquement le roi mais bien tous les Saoudiens soignés à Paris.

Car lorsqu’une personne étrangère tombe malade en France et qu’il faut la soigner d’urgence, l’hôpital ne lui fait pas sortir d’emblée sa carte bancaire . L’APHP se tourne vers la caisse des soins des pays concernés, après que le patient ait quitté l'hôpital. Mais pour les hôpitaux de Paris, il est parfois difficile, pour des raisons diplomatiques, de forcer la main des mauvais payeurs.

Patrick Pelloux, urgentiste, s'exprimait ce matin au micro de Thomas Pontillon

C’est notamment le cas pour l’Arabie saoudite avec qui la France entretient de forts partenariats économiques, notamment en termes d’armement. L’APHP fermerait-elle donc volontairement les yeux sur cette dette pour ne pas froisser l’un des alliés privilégiés du Quai d'Orsay ? La France laisse-t-elle faire ?

Une dette cumulée de près de 120 millions d'euros

François Hollande et le roi Salmane d'Arabie Saoudite
François Hollande et le roi Salmane d'Arabie Saoudite © Reuters / Pool new

Car le cas de l’Arabie saoudite n’est pas isolé. D’autres pays, comme le Maroc ou les Etats-Unis, doivent également plusieurs millions d'euros à l'Assistance Publique Hôpitaux de Paris. La dette cumulée avoisinerait les 120 millions d’euros en 2014 . En tête du palmarès de ces impayés, l’Algérie, avec une ardoise de 31 millions, le Maroc, 11 millions, les Etats-Unis, près de 6 millions. La Belgique, 5 millions, la Tunisie a peu près pareil, et l’Italie, 4 millions.

Pour mettre fin à cela, l'institution va changer de règles au mois de septembre. Les hôpitaux de Paris n'accepteront de programmer des opérations qu'aux patients qui paieront les frais à l'avance.

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