une prise en compte des stages à l'étude dans la réforme des retraites
une prise en compte des stages à l'étude dans la réforme des retraites © reuters

L'examen du texte par les députés commence aujourd'hui. Il doit durer jusqu'à vendredi au moins. Au programme, l'allongement progressif de la durée de cotisation : 43 ans d'ici 2035. Mais aussi des possibilités d'améliorations du texte, déjà à l'étude.

Le texte a été débattu la semaine dernière en commission des affaires sociales à l'Assemblée, et quelques modifications (à la marge) semblent se dessiner...

Avec d'abord une possible amélioration de la prise en compte des stages et du rachat d'années d'études. On l'a vu, les jeunes sont vent debout contre cette réforme. "On nous demande de travailler plus longtemps alors qu'on rentre de plus en plus tard dans la vie active", dit notamment l'UNEF, le syndicat étudiant.

Pour les satisfaire, le gouvernement devrait, durant le débat, aller plus loin que ce qui est prévu dans la réforme sur le rachat d'années d'études et la prise en compte des stages dans le calcul des pensions.

Notamment pour allonger la durée de ce dispositif. Véronique Julia.

Le projet de loi, tel qu'il est écrit, prévoit déjà un dispositif d'aide pour le rachat des années d'études : un jeune qui rentre dans la vie active pourra racheter jusqu'à 4 trimestres à tarif préférentiel au titre de ses années de formation. L'offre sera valable durant ses 5 premieres années de carriere.

Pour les opposants à la réforme et notamment les représentants étudiants, la durée de ce dispositif d'aide au rachat est trop courte. On pourrait donc prévoir de l'allonger pour que plus de jeunes en profitent.

Il pourrait aussi y avoir un autre geste sur la prise en compte des stages, via un amendement du gouvernement. Une petite participation des stagiaires pourrait financer une partie du dispositif.

La pénibilité pour faire passer la pilule

La grande nouveauté de cette réforme, c'est le compte pénibilité, qui doit naître en 2015. À lui seul, il est évoqué dans six articles des 34 que compte le projet de loi. Le gouvernement en est fier, les syndicats sont plutôt satisfaits... La droite et le patronat dénoncent, eux, une usine à gaz.

Les précisions de Véronique Julia.

Avec cette réforme, un salarié qui aura travaillé toute sa vie dans des conditions pénibles pourra partir deux ans plus tot à la retraite. Les années d'exposition lui feront accumuler des points qu'il pourra convertir en fin de carrière en temps de formation, en travail à temps partiel ou en départ anticipé. Le tout sera financé par les entreprises.

Évidemment les patrons fulminent, le Medef parle d'un "choc de complexité".

Le gouvernement, lui, a ajouté au projet de loi la semaine derniere quelques améliorations pour les salariés proches de la retraite qui ont fait des travaux pénibles. Selon Matignon, 20% des salariés seront concernés par le compte pénibilité. Le dispositif est censé coûter 500 millions d'euros en 2020, puis 2 milliards en 2030.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.