laurence parisot critique la loi d'amnistie sociale
laurence parisot critique la loi d'amnistie sociale © reuters

Laurence Parisot annonce enfin officiellement sa candidature à un troisième mandat à la tête du Medef.

Présidente de l'organisation patronale depuis 2005, réélue en 2010, elle justifie dans une tribune dans le Monde daté du 2 mars, son intention d'en modifier les statuts pour se maintenir à son poste. Son mandat s'achève fin jui, et n'est à priori pas reconductible.

La patronne des Patrons justifie son choix par "la situation de notre pays, à son avenir, et au rôle potentiellement décisif des entrepreneurs", explique-t-elle.

Bien que sa décision ait provoqué de vives tensions au sein du Medef, Laurence Parisot explique que sa démarche est "démocratique et vise même à un approfondissement de notre démocratie interne", assure-t-elle.

Laurence Parisot

Pour pouvoir continuer à diriger le Medef, la patronne des patrons doit en faire la demande officiellement au conseil exécutif et que celui-ci propose la ratification par une assemblée générale d'une modification des statuts. La prochaine réunion mensuelle du conseil exécutif, composé de 45 membres aura lieu le 18 mars.

Pas encore officiellement en course, donc, mais déjà en campagne, Laurence Parisot faisait ce matin comme tout candidat qui se respecte, sa petite visite de Rungis

Reportage de Léo Chapuis

Un "coup d'Etat" qui ne passe pas

Cette volonté de modifier les statuts a été très mal reçue au sein du Medef et évidement chez les autres candidats qui n'ont pas hésité à parler de "putsch". C'est le cas de Thibault Lanxade, PDG d'Aqoba, spécialisé dans les solutions de paiement. Autre candidat, même colère. Jean-Claude Volot, l'ancien médiateur des relations interindustrielles qui avait fait acte de candidature, dès la mi-octobre.

Pierre Gattaz, le président du Groupe des fédérations industrielles, le fils de l'ancien patron du Cnpf, l'ancêtre du Medef, pense lui aussi qu’"on ne change pas les règles du jeu cinq mois avant une élection". Selon lui, changer de Président est très important pour être en prise avec les entrepreneurs et ne pas devenir un apparatchik du Medf

Pierre Gattaz

Le président de l’UIMM, la puissante Fédération patronale de la métallurgie n'a pas dit autre chose. Frédéric Saint-Geours, n’est pas encore officiellement candidat, mais pourrait bientôt se déclarer.

Geoffroy Roux de Bézieux, le dernier a s'être déclaré candidat, est le président fondateur du groupe Omea Telecom (Virgin Mobile, Tele2, Breizh Mobile, Casino Mobile). il avait déjà été tenté par une candidatureen 2010, avant de renoncer.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.