Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution d'électricité, prévoit une hausse de 150 % de l’autoconsommation sur l’année 2017. Un système qui permet aux Français de produire et consommer leur propre électricité.

Le nombre d'autoconsommateurs devrait grimper à 20 000 d'ici la fin de l'année 2017
Le nombre d'autoconsommateurs devrait grimper à 20 000 d'ici la fin de l'année 2017 © Maxppp / Sebastien JARRY

C’est un changement permis depuis la loi de transition énergétique : les collectivités, les entreprises et les particuliers sont désormais autorisés à "autoconsommer". En clair : utiliser directement l'électricité qu'on fabrique chez soi via, par exemple, des panneaux photovoltaïques.

Selon Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité, le nombre d’autoconsommateurs devrait passer de 8 000 en janvier à 20 000 d’ici la fin du mois décembre, soit une hausse de 150% en un an. Et aujourd’hui la moitié des nouveaux raccordements à l’énergie solaire concerne des autoconsommateurs.

Des factures d'électricité plus légères

Un engouement qui s’explique par une prise de conscience écologique, bien-sûr, mais pas seulement. Les raisons sont aussi financières. Car produire son électricité coûte de moins en moins cher : le prix des panneaux solaires a été divisé par quatre en six ans.

Et parallèlement, vendre son électricité pour la réinjecter sur le réseau est beaucoup moins rentable qu’avant : le prix du kilowattheure a été divisé par cinq depuis 2009. Il est donc devenu beaucoup plus avantageux de consommer directement l’électricité produite chez soi, et de revendre le surplus.

De plus en plus de HLM et de copropriétés suivent l’exemple. Le 1er décembre, à Bordeaux, sera par exemple lancée la première installation alimentant tout un immeuble.

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