La publication du baromètre trimestriel des ventes en ligne ne révèle pas d'élan consumériste chez les Français. Mais les fêtes peuvent encore faire de 2016 une bonne année.

Entrepôt de stockage Amazon à Lauwin Planque, dans le Nord
Entrepôt de stockage Amazon à Lauwin Planque, dans le Nord © Maxppp / Stephane Mortagne

Lorsqu'on parle de commerce en ligne en France, l’heure n’est plus aux gros multiples, mais à la maturité. Avec les effets de bord que cela implique : une croissance modérée et une plus grande sensibilité à la conjoncture. C’est ce qui ressort du baromètre trimestriel de la Fédération des entreprises de vente à distance, publié ce matin.

D’une année sur l’autre, le chiffre d’affaires réalisé par les sites d’e-commerce en France a progressé de 12%, passant de 15,1 milliard d’euros au troisième trimestre 2015 à 16,9 milliards sur la même période cette année. Cela s’explique par un nombre de transactions en hausse – 227 millions, contre 200 millions un an auparavant – et un panier moyen presque stable, à 75 euros.

Mais si l’on regarde l’évolution depuis début 2016, l’enthousiasme n’est pas aussi marqué. Qu’il s’agisse du nombre d’achats (de 237 millions à 227 millions) ou des sommes dépensées (de 17 milliards d’euros à 16 milliards d’euros), les indicateurs sont à la baisse, y compris au troisième trimestre. Un phénomène que l’on n’avait pas constaté en 2015.

Le poids de la conjoncture

Faut-il y voir l’impact des chiffres de la consommation des ménages ? Le premier semestre 2016 était marqué par une forte hausse, +2,7%, dont n’ont semble-t-il pas profité les e-commerçants. En revanche, ils paient comme tous les autres le repli de 2,4% enregistré par la Banque de France au troisième trimestre trimestre.

Cette frilosité des acheteurs, on la retrouve dans l’évolution du panier moyen. Depuis la fin 2015, la dépense moyenne par transaction oscille entre 75,50 et 75 euros. Sur dix ans, précise la Fevad, le panier a perdu 13%.

Cette baisse tend à rapprocher progressivement le panier moyen sur internet de celui en magasin.

Un signe de maturité, sans doute, qui laisse augurer des croissances plus modestes à l’avenir. Mais qu’on se rassure : le groupement des professionnels de la vente à distance estime que les seuls mois de novembre et décembre devraient permettre de ramener 2016 au même niveau que 2015. 13,5 milliards d’euros devraient être dépensés sur internet sur ces deux mois, estime la Fevad. Ajoutez le mois d’octobre, et les 64,9 milliards d’euros réalisés l’an dernier sont dépassés.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.