Charlie Gautier
Charlie Gautier © Radio France / Manuel Ruffez

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll réunit à 15H30 aujourd'hui au ministère les représentants du monde agricole et de l'agroalimentaire pour faire le point sur l'impact de l'embargo russe, avant une réunion exceptionnelle des ministres européens de l'Agriculture prévue vendredi à Bruxelles.

La Russie a décrété un embargo d'un an sur les produits alimentaires européens, mais aussi en provenance des Etats-Unis, de l'Australie, du Canada et de la Norvége, en représailles aux sanctions qui la visent pour son rôle dans la crise ukrainienne.

Cet embargo concerne la viande boeuf, porc, volaille, le fromage, le lait, et les fruits et légumes.

Les producteurs sont d'autant plus inquiets que ces exportations, qui n'iront donc pas vers la Russie, vont venir inonder le marché européen et risquent de faire chuter les cours.

Vers un effondrement des marchés ?

La commission européenne a déjà débloqué environ 150 millions d'euros pour financer le retrait de produits du marché.

Insuffisant pour calmer l'inquiétude des producteurs comme le montre ce reportage de Manuel Ruffez

Au milieu de ses vergers, Charlie Gautier, vice-président de la Fédération nationale des producteurs de fruits parle avec passion de ses pommes. Les galas, dont la cueillette vient juste de commencer, les Elstars, les goldens, et autres Reines de Reinettes.

Dans son exploitation de la Sarthe, en plus des 30 salariés à l'année, il y aura dès la semaine prochaine 120 saisonniers. La récolte s'annonce bonne

Et pourtant, Charlie Gautier est inquiet. Pas pour les 3% de la production française qui part chaque année vers la Russie, mais plutôt, pour les 850.000 tonnes de pommes polonaises , qui n'iront pas cette année en Russie, et qui peuvent provoquer en Europe, un effondrement des marchés.

Pour y remédier, Charlie Gautier ne voit qu'une seule solution .

L'autre solution étant de plus longue haleine, s'ouvrir de nouveaux marchés vers le maghreb, l'Asie, ou l'Amérique du Nord.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.