Une bonne nouvelle pour l'emploi à domicile, la fin de la crise semble proche au vu des chiffres du premier trimestre 2017.

Aide à domicile chez un particulier employeur.
Aide à domicile chez un particulier employeur. © AFP / JEFF PACHOUD / AFP

Pour la première fois en cinq ans, le nombre d'heures déclaré augmente de +1.5% au premier trimestre 2017. Ce qui veut dire que les salariés à domicile, comme les femmes de ménage, les jardiniers, les aides à domiciles ou encore les nourrices, travaillent plus et qu'il y a une réduction du travail au noir ou au gris.

Ristournes fiscales

D'après Acoss, la caisse nationale du réseau des Urssaf, ce bond dans les statistiques, concerne "en premier lieu les employeurs les plus âgés". L'explication pourrait être liée à la loi de finances 2017. Depuis le 1er janvier, le crédit d'impôt autrefois réservé aux actifs, a été généralisé.

Concrètement, les inactifs comme les retraités bénéficiaient, avant 2017, d'une réduction d'impôt s'ils avaient à leur service une aide à domicile par exemple. Maintenant, les ménages qui ne payent pas d'impôt sur leur revenu, reçoivent un chèque du fisc, c'est ce qu'on appelle le crédit d'impôt.

À noter également, la hausse du taux de salaire horaire moyen (+0.6%). Ces deux facteurs au premier trimestre 2017 ont pour conséquence une forte augmentation de la masse salariale nette des particuliers employeurs : +2.2% après trois trimestres consécutifs de baisse.

La garde d'enfant à domicile

Le secteur qui bénéficie de la plus grande dynamique au premier trimestre 2017 : c'est la garde d'enfants à domicile. Volume horaire déclaré : +1.8%, nombre d'heures moyen par employeur : +0.8%, nombre d'employeurs : +0.9%, masse salariale : +1.9%.

Sur l'année, les chiffres sont encore plus impressionnants. Sur un an, le nombre d'employeurs a augmenté de 4%, ce qui nous amène à 96 000 personnes faisant travailler des nourrices en France.

Si on remonte deux ans en arrière, au moment où ce secteur a redémarré, on tombe une nouvelle fois sur une mesure fiscale. Fin 2014, le gouvernement Hollande relevait la déduction des charges sociales par heure travaillée, de 75 centimes à 1,50 euros pour les gardes d’enfants âgés de six à treize ans. Le 1er décembre 2015, cette déduction des charges sociales par heure travaillée est passée à deux euros pourtous les autres secteurs.

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