L'annonce est douloureuse pour les élus locaux : après la suppression partielle de la taxe d'habitation, 300 millions d'euros de crédits alloués aux investissements sont annulés.

Hôtel de Ville de Quiberon - photo d'illustration
Hôtel de Ville de Quiberon - photo d'illustration © Maxppp / Richard Villalon

C'est un décret passé inaperçu, entre la polémique sur la baisse des aides au logement, les APL, et celle sur le budget des Armées qui a conduit en juillet à la démission du chef des états-majors des Armées, le général de Villiers, mais qui n'a pas échappé à l'œil de nos confrères de Libération.

Dans ce texte technique, publié le 21 juillet dernier, les élus locaux ont découvert une coupe conséquente des crédits de paiement. Soit 300 millions d'euros de dotations à destination des collectivités locales en moins. Après la suppression partielle de la taxe d'habitation, ces lignes de "crédits de paiement annulés" sont un coup dur pour les collectivités.

► ALLER PLUS LOIN | Consulter le décret publié le 21 juillet 2017 au Journal officiel

Des projets pas encore lancés ? Oui mais...

Le gouvernement se défend d'étouffer les élus locaux, puisque les sommes rabotées ne le sont que sur des projets pas encore lancés. Mais localement, nombre de subventions ne sont accordées qu'une fois les projets débutés et représentent parfois 20, 30 ou 40% du montant de l'investissement. Sans réserves de fonds des collectivités, c'est l'abandon assuré.

L'Association des maires de France s'inquiète donc de ne plus être entendue par l'exécutif. Avec la fin du cumul des mandats, qui pour défendre les maires au Parlement ? Peut-être bien les sénateurs, renouvelés pour un tiers en septembre et désignés par les "grands électeurs". A savoir : les élus locaux.

► LIRE AUSSI | Le casse-tête des sénatoriales pour la République en marche

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