Le gouvernement a confirmé ce mardi un plan de sauvetage pour maintenir l'activité de l'usine de Belfort, via une vaste commande de trains, notamment 21 TGV.

AG sur le site d'Alstom à Belfort
AG sur le site d'Alstom à Belfort © Maxppp / PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN

La direction d'Alstom s'est engagée à investir 40 millions d'euros dans le site de Belfort, mais qu'on ne s'y trompe pas : c'est bien l'argent de l'État qui a sauvé le site. Le secrétaire d'État à l'Industrie Christophe Sirugue a confirmé une vaste commande pour relancer l'activité du site, le temps qu'il puisse diversifier sa production.

Au total, l'État a confirmé la commande de 51 trains : d'abord 15 TGV qui seront affectés aux lignes Intercités (sans grande vitesse, donc) Bordeaux-Marseille et Montpellier-Perpignan. Soit un total de 450 millions d'euros environ, à 30 millions d'euros pièce. La SNCF prendra elle 6 TGV pour la liaison Paris-Turin-Milan. En parallèle, elle commande également 20 locomotives diesel, qui serviront à remorquer des trains en panne. Le gouvernement a également rappelé la commande de 30 trains Intercités, déjà annoncée en février par le gouvernement, et qui sera confirmée avant la fin du mois.

En plus des 40 millions d'euros investis dans son usine de Belfort, Alstom s'engage aussi à investir 5 millions pour moderniser les ateliers de maintenance, et 5 millions supplémentaires d'ici à 2020 pour diversifier la production et orienter le site vers d'autres types de trains, mais aussi des bus électriques.

Peu après l'annonce, Manuel Valls s'est félicité du sauvetage du site d'Alstom, grâce à "l'engagement de tous". Notamment financier.

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