Votre porte-monnaie va subir de nombreux ajustements.
Votre porte-monnaie va subir de nombreux ajustements. © Fotolia.com / fox17

Les économistes ont maintenant largement la conviction que l'économie de la zone euro est sur la voie d'une reprise durable, selon une enquête Reuters qui évalue par ailleurs à un peu plus de 25% le risque de voir la Grèce quitter l'union monétaire.

La croissance de la zone euro est attendue à 0,4% par trimestre jusqu'à la mi-2016, ce qui donnerait un taux annuel de 1,4% cette année puis de 1,6% l'an prochain. Ces chiffres sont largement inchangés par rapport à la précédente enquête de mars mais les économistes interrogés sont désormais une très nette majorité -- 30 banques sur les 36 ayant répondu à la question -- à parler de reprise durable en Europe, alors que la zone euro a été perçue pendant des années comme un foyer de risque pour l'économie mondiale.Cet optimisme est attribué pour une bonne partie au gain de pouvoir d'achat provoqué par la chute de moitié des cours du pétrole depuis juin 2014 et au lancement, en mars, du programme de rachat d'actifs de la Banque centrale européenne, appelé à durer jusqu'en septembre 2016 ou jusqu'à ce que l'inflation retrouve le niveau cible (autour de 2%) de la BCE.

La baisse de l'euro, qui s'est poursuivie pratiquement sans discontinuer depuis la mi-2014, semble également bénéficier à la zone euro, qui est exportatrice nette. Une enquête Reuters publiée le 9 avril laissait entrevoir encore un potentiel de légère appréciation pour le dollar.

"Pour nous, la principale transmission de la politique de la BCE est le taux de change et nous nous attendons à ce que sa faiblesse entraîne une hausse de la contribution des exportations à la croissance (...) à compter de la deuxième moitié de 2015 et jusqu'en 2016", ajoute Ken Wattret.

La Banque centrale européenne lance son "assouplissement quantitatif"
La Banque centrale européenne lance son "assouplissement quantitatif" © Radio France

Mario Draghi, le président de la BCE, a assuré que la politique de la banque centrale commençait déjà clairement àproduire ses effets. Les économistes semblent encore plus optimistes puisqu'ils pensent que la BCE sera en mesure de commencer à réduire ses rachats d'actifs avant septembre 2016.Ce n'est pas l'attente d'une remontée rapide des prix qui motive leur optimisme puisqu'ils prévoient en moyenne un taux d'inflation de zéro cette année puis de 1,3% en 2016, donc encore loin de l'objectif de la BCE "proche de mais inférieur à 2%".En 2017, l'inflation serait de 1,7%, encore inférieure à l'objectif.

Pour les consommateurs européens, cette eprise de l'inflation se fait néanmoins déjà sentir. Les produits fabriqués hors zone euro ont augmenté sensiblement, notamment dans le secteur des nouvelles technologies, comme le montre cette enquête de Justine Fontaine.

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