"C'est une bonne journée pour l'Europe", lance François Hollande. Le président français participe au sommet européen à Bruxelles pour un renforcement de l'intégration européenne. Un somme où les dirigeants veulent afficher leur unité. Même si sur certains sujets, des divergences font probablement apparaître. D'ailleurs, le chef de l'État français et la chancelière allemande Angela Merkel se sont même vus avant pour désamorcer certains points.

Reportage de Bertrand Gallicher.

Fort de ce qu'ils estiment être des avancées, les dirigeants européens misent sur un "approfondissement de l'Union économique et monétaire". Et à l'origine de leur satisfaction, il y a aussi deux mesures importantes, décidées juste avant l'ouverture du sommet européen.

La première était particulièrement attendue par la Grèce. Dans la matinée, les ministres des Finances de la zone euro se sont mis d'accord. Ils vont débloquer l'aide financière promise au pays, avec un premier versement de 34,3 milliards d'euros dès la semaine prochaine. Jusqu'ici cette aide était gelée. Une mesure qui éloigne un peu plus le spectre d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

Pour le pays, c'est un bol d'air provisoire... et très attendu, Amélie Poinssot.

Un mécanisme unique de supervision des banques

Les ministres de l'Economie et des Finances européens ont également conclu dans la nuit de mercredi à jeudi un accord politique sur deux projets de règlement établissant un mécanisme de supervision unique (MSU) des banques de la zone euro.

Le premier donne d'importants pouvoirs de supervision à la Banque centrale européenne (BCE). Le second modifie les règles de fonctionnement de l'Autorité bancaire européenne (ABE), qui établit les normes prudentielles au sein de l'Union européenne. Ces deux textes doivent maintenant être adoptés par le Parlement européen.

La "règle d'or" s'appliquera en France

La journée a été marquée par un autre pas en avant pour l'Union européenne, qui concerne directement la France. Le Conseil constitutionnel français vient finalement de valider la loi organique mettant en oeuvre le traité budgétaire européen. Une loi qui comprend la fameuse et controversée "règle d'or", interdisant les déficits publics.

Les "Sages" ont émis quelques réserves sur plusieurs mesures du texte, adopté définitivement le 22 novembre par le Parlement. Les parlementaires avaient aussi, le 11 octobre, approuvé la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) au sein de l'Union économique et monétaire.

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