Aux dernières nouvelles, la France et l'Inde ont des échanges plutôt limités. Mais côté français, ils reposent en grande partie sur l'aéronautique, et l'aéronautique – Airbus et Dassault en tête – compte bien sur eux. Revue de détail.

En tête des exportations françaises en Inde, les avions d'Airbus, notamment.
En tête des exportations françaises en Inde, les avions d'Airbus, notamment. © Radio France / Chadi Romanos

Entre l’Inde et la France, les échanges s’intensifient depuis 2013, après la période chaotique qu’a traversée l’économie mondiale en 2008. Il faut dire que Paris – quatorzième client et 23e fournisseur – ne pèse pas lourd dans l’économie indienne : en 2016, la France a vendu pour 4,27 milliards de dollars de biens et services et acheté pour 4,83 milliards au géant. Loin derrière la Chine ou… les Emirats arabes unis.

Pour autant, à l’échelle de l’Hexagone, l’échange, quoique déficitaire (-776 millions d’euros en 2016), n’est pas forcément perdant. La France exporte en premier lieu des avions, des instruments de mesure ou des appareils de communication, des produits très techniques, là où elle importe des produits à plus faible valeur ajoutée, du textile par exemple.

L'aéronautique, seule locomotive

L’aéronautique reste le moteur des exportations françaises vers l’Inde. C’est d’ailleurs la seule catégorie qui progresse sensiblement : elle double, tout simplement, entre 2015 et 2016. En témoigne la prédominance de l’Occitanie dans les régions exportatrices vers l’Inde. A lui seul, le berceau français d’Airbus génère le tiers de la facture française envoyée à l’Inde en 2016.

La Nano, véhicule très low cost de Tata Motors, a inondé le marché indien. Les ventes de voitures indiennes en France ont représenté 180 millions d'euros en 2016.
La Nano, véhicule très low cost de Tata Motors, a inondé le marché indien. Les ventes de voitures indiennes en France ont représenté 180 millions d'euros en 2016. © AFP / Punit Paranjpe

Une force, mais aussi une faiblesse : si Paris a encore quelques leviers à exercer pour séduire le premier importateur d'armes au monde, de son côté, l’Inde a développé avec la France des échanges beaucoup plus diversifiés. Et la part industrielle des produits indiens tend à augmenter : automobile, moteurs, préparations pharmaceutiques… côtoient désormais les chaussures, vêtements et bijoux.

Les services en embuscade

D’où l’intérêt de diversifier la relation avec l’Inde, avec laquelle les échanges de services s’intensifient : finance et assurances en tête, ils comptent pour le tiers des échanges totaux. Parmi le millier d’entreprises françaises installées en Inde (le premier investisseur européen sur le sous-continent, dit Bercy), la plupart des grands groupes sont présents. Ce qui représentait, en 2014, 570 filiales de sociétés françaises employant plus de 250 000 personnes. En France, les sociétés indiennes pèsent moins lourd : on en dénombre 120, et elles emploient 7 000 personnes.

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