L'entreprise publique dépasse très légèrement le seuil minimum fixé à 75/100. Les augmentations salariales des femmes à leur retour de congé maternité et le nombre de femmes présentes dans les 10 plus hautes rémunérations sont les deux points à améliorer, selon la SNCF.

Photo prise en 2014, lors de la présentation de la nouvelle tenue des agents SNCF
Photo prise en 2014, lors de la présentation de la nouvelle tenue des agents SNCF © Maxppp / Vincent Isore

La SNCF a indiqué mercredi à France Inter que son index d'égalité femmes-hommes s'élevait à 78/100. L'entreprise rend public son index avec cinq jours de retard. Les entreprises de plus de 1.000 salariés avaient l'obligation de publier vendredi au plus tard leur index de l'égalité femmes-hommes.

Avec 78/100, la SNCF se situe trois points au dessus du seuil recommandé de 75. Avec ce chiffre, l'entreprise ferroviaire publique échappe de justesse à une sanction financière, applicable au bout de trois ans si rien n'est fait. 

Pourquoi ce résultat plutôt mauvais ? La société qui emploie 260.000 personnes précise dans un communiqué que "les augmentations salariales des femmes à leur retour de congé maternité et le nombre de femmes présentes dans les 10 plus hautes rémunérations sont les deux points à améliorer. L’entreprise s’engage à progresser sur ces deux sujets".

Les augmentations au retour de congé maternité sont notées sur 15 points dans le cadre de l'index, et la présence de femmes parmi les plus gros salaires de l'entreprise sur 10 points. Les autres critères pris en compte par les entreprises pour calculer leur score sont: l'écart de rémunération femmes-hommes (noté sur 40 points), l'écart dans les augmentations annuelles (20 points) et l'écart dans les promotions (15 points).

Cet index, voulu par le gouvernement dans le cadre de la loi "avenir professionnel" adoptée à l'été 2018, oblige les employeurs à être plus transparents et à supprimer les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes. 

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