D'un côté, il y a la sidérurgie. Le dossier Florange est toujours sur d'actualité pour le gouvernement. Cet après-midi, la direction d'ArcelorMittal doit présenter son plan stratégique pour une partie de la France, lors d'un CCE (comité central d'entreprise).

Pas question de laisser passer du côté des métallos. Quatre représentants syndicaux voulaient remettre à François Holande une pétition en faveur de la nationalisation du site ArcelorMittal de Florange.

Une centaine de salariés du site mosellan est donc venue manifester à Paris, devant l'Elysée, pendant le Conseil des ministres. Ils demandent à rencontrer le conseiller social de François Hollande, Michel Yahiel. Ils n'ont pas pu manifester devant les grilles du palais présidentiel mais ont été tenus à l'écart par les forces de l'ordre. Certains manifestants disent avoir été brutalisés.

Le témoignage de Marc Michel, représentant de la CFDT

Depuis l'accord du 30 novembre entre le patron du géant de l'acier, Lakshmi Mittal, et le gouvernement, qui a scellé la fermeture définitive des hauts fourneaux et la suppression de 629 postes sans licenciement, les salariés de Florange ne décolèrent pas. Ils réclament toujours une nationalisation temporaire du site en attendant des repreneurs.

L'union fera peut-être la force

De l'autre côté, il y a l'industrie automobile. Elle aussi en mauvaise posture, chez PSA et chez Renault.

D'après un document de la direction de Renault, des fermetures de sites "seraient inéluctables" à défaut d'un accord de compétitivité entre la direction de Renault et les syndicats. Ce document, remis hier aux représentants du personnel comprend les propositions de la direction concernant cet accord et précise qu'elle pourrait ne pas tenir ses engagements s'il n'y a pas d'entente.

Les salariés de Renault se sont d'ores et déjà mobilisés contre ces éventuelles fermetures. A Flins, dans les Yvelines, devant l'un des sites menacés, ils ont décidé d'unir leurs forces à celles des employés de PSA Aulnay.

PSA, Renault, même combat ? La réponse de Régis Lachaud

"Qu'il y ait des inquiétudes qui se manifestent, tout cela est parfaitement légitime", a déclaré Gérard Leclercq, directeur des opérations France chez Renault. "Mais ce qu'il faut regarder, ce sont les engagements que l'on prend et ce que l'on souhaite obtenir dans le cadre d'un accord pour justement ne fermer aucun site en France."

L'usine PSA d'Aulnay est vouée à fermer en 2014 et la situation y est très tendue. Le site ne produit plus de voitures depuis une semaine sous l'effet conjugué d'une grève, de la neige tombée ce week-end et de ce que la direction qualifie de dégradations volontaires des équipements. La direction doit décider dans la soirée si la production peut ou non reprendre demain.

Renault souhaite parvenir à un accord fin janvier ou début février. Les négociations reprennent mardi prochain, tout comme celles sur le plan social lancé l'été dernier par PSA Peugeot Citroën.

En Bourse, l'action Renault cédait 1,47% à 42,615 euros à 10h00, sous-performant l'indice sectoriel européen de l'automobile, quasi stable. PSA prenait 0,1% à 6,191 euros.

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