Depuis le lancement du plan d’économies Transform en 2012, et encore ce weekend avec une grève annoncée samedi, les syndicats s’inquiètent de l’impact de la réorganisation sur les conditions de travail. Le plan prévoyait en effet de supprimer 10% de l’effectif de l’entreprise publique, en ciblant particulièrement le personnel au sol, c’est-à-dire à l’enregistrement et à l’embarquement. Inquiétude pas injustifiée si on en croit cette lettre de l’inspection du travail que France Inter s’est procurée. Ce courrier daté du 9 juillet s’alarme de la situation à l’escale d’Orly. Il parle d’une « situation grave » et affirme qu’il y a « urgence à prendre des mesures de sauvegarde du personnel. » Les salariés « n’en peuvent plus » estime l’inspection du travail, qui pointe notamment les incivilités de la part des passagers, et le nombre d’accident du travail en forte augmentation. Une illustration parmi d’autres des difficultés du quotidien, selon certains syndicats : moins de personnel pour autant de travail, des salariés parfois précaires et peu formés, des enregistrements automatisés parfois compliqués. La compagnie elle reconnait des difficultés liées selon elle à des grèves et à la mise en place de nouveaux systèmes informatiques. Ils peuvent selon elle « engendrer une charge supplémentaire de travail » et « inquiéter les passagers ». Mais Air France l'assure, elle a mobilisé des renforts en CDD, mis en place des vigiles et lancé une réflexion sur l'organisation du travail.

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