Ce mardi 6 novembre, Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan se rend à Pantin, en Seine-Saint-Denis. Il officialise un investissement de plus de 26 millions d'euros sur cinq ans dans le département. La ministre du Travail Muriel Pénicaud sera également présente.

Jamie Dimon, PDG de JPMorgan Chase, présent à Pantin le 6 novembre
Jamie Dimon, PDG de JPMorgan Chase, présent à Pantin le 6 novembre © Maxppp / MICHAEL REYNOLDS/EPA/MaxPPP

Une banque d'investissement privée au chevet d'un territoire défavorisé. Dans le cadre de son projet Advancing Cities, la fondation JPMorgan Chase va investir plus de 26 millions d'euros sur cinq ans en Seine-Saint-Denis. Un investissement à destination d'associations qui favorisent l'inclusion économique, la réinsertion professionnelle ou encore la valorisation des profils issus de la diversité. L'argent investi permettra à ces structures de financer des projets de développement sélectionnés par JPMorgan.

La Seine-Saint-Denis devient le premier territoire hors États-Unis à bénéficier de ce programme d'investissement, après Detroit, Chicago et Washington de l'autre côté de l'Atlantique.

Et le choix du département ne s'est pas fait par hasard selon Kyril Courboin, président de JPMorgan France : "On se rend compte qu'il y a des besoins qui sont gigantesques. La Seine-Saint-Denis est le territoire le plus pauvre de France, il y a une discrimination très importante. Et en plus il va y avoir de gros projets, liés notamment au développement des Jeux Olympiques 2024 et au Grand Paris Express. On sent bien que tous ces projets peuvent être des catalyseurs dans les initiatives que nous pouvons avoir avec les associations."

Pas de retombées économiques pour JPMorgan

Il existe une autre raison dans le choix de ce département pour effectuer un investissement important : JPMorgan aide déjà financièrement plusieurs entreprises et associations du territoire depuis quelques années. Parmi lesquels Les Compagnons du Devoir, Sport dans la Ville ou encore Mozaïk RH.

Kyril Courboin assure que la banque ne tire aucune bénéfice économique de cette initiative : "En France, nos clients sont de très grandes entreprises. On ne touche pas du tout les populations de la banque de détail dans des territoires comme la Seine-Saint-Denis. Après peut-être que nous identifierons dans le cadre de ce processus des personnes brillantes, auquel cas nous serons ravis de travailler avec eux chez JPMorgan."

Le dernier aspect de cet investissement est évidemment communicationnel. Depuis la crise financière de 2008, l'image des grandes banques d'investissement a été sérieusement écornée.

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