Dès le 1er janvier 2018, les plateformes Internet devront être plus transparentes sur l’origine des commentaires publiés. L’objectif : tenter de lutter contre les faux avis en ligne.

Chaque plateforme devra indiquer comment elle contrôle et classe les avis des consommateurs
Chaque plateforme devra indiquer comment elle contrôle et classe les avis des consommateurs © Radio France / Sarango

C’est une disposition incluse dans la loi pour une République numérique, votée il y a déjà plus d’un an. A partir de ce lundi, trois décrets entrent en vigueur pour mieux encadrer les commentaires sur Internet. Cela concerne les plateformes spécialisées dans l’hôtellerie, dans la restauration, ou dans la vente en ligne.

Car dans la jungle de commentaires sur ces sites, il est difficile de faire le tri. D’une part, les internautes honnêtes et objectifs ; d’autre part, ceux plus complaisants, souvent missionnés directement par les commerçants jugés. 

Des conditions plus strictes pour publier un commentaire

Mais débusquer le faux avis est une mission quasi impossible. Alors à défaut de pouvoir tout contrôler, le gouvernement impose désormais la transparence. « Le site qui recueille les avis sur les hôtels devra vous indiquer comment il a contrôlé ces avis » explique Loïc Tanguy, directeur de cabinet à la répression des fraudes.

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« Par exemple, indiquer clairement que, pour publier un commentaire, il faudra avoir réservé et effectivement séjourné dans l’hôtel en question ». Les sites devront également préciser les critères de classement des commentaires et surtout indiquer s'ils ont été rémunérés pour cela

A quand la fin de l'anonymat ?

Cet encadrement était réclamé par les professionnels eux-mêmes, mais pour certains la loi ne va pas assez loin. "L’avis ne devrait pas pouvoir être anonyme" estime Philippe Pain, hôtelier à Versailles, "On doit pouvoir remonter jusqu’à l’auteur".

D’autant que ces avis ont une influence sur les consommateurs : selon une enquête Nielsen de 2013, 80 % des acheteurs en ligne déclarent en tenir compte et 68 % font confiance aux opinions postées par d’autres.

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