[scald=63001:sdl_editor_representation]BRUXELLES (Reuters) - La croissance s'est interrompue dans l'Union européenne, qui pourrait traverser une nouvelle récession, selon les prévisions d'automne de la Commission européenne pour 2011-2013, publiées jeudi.

La Commission dit désormais prévoir une stagnation jusque dans le courant de l'an prochain, avant une légère reprise suivie d'une "croissance lente" en 2013.

La chute de la confiance freine l'investissement et la consommation, alors que le ralentissement de la croissance mondiale pénalise les exportations tout en affectant les efforts entrepris pour assainir les finances publiques, constate la Commission.

Elle souligne en outre que le marché du travail ne devrait pas connaître d'amélioration et que le taux de chômage devrait rester à son niveau actuel d'environ 9,5%.

"La croissance s'est arrêtée en Europe et nous pourrions connaître une nouvelle phase de récession", déclare le vice-président de la Commission chargé des affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, dans le communiqué accompagnant les prévisions.

REHN SALUE LES MESURES FRANÇAISES

Dans le détail, la Commission prévoit une croissance de 0,6% dans l'Union en 2012 et une expansion limitée à 0,5% en zone euro. L'année suivante, la progression du PIB de l'Union devrait ressortir à 1,5% et à 1,3% en zone euro.

La croissance française est prévue à 0,6% en 2012 - l'hypothèse du gouvernement français est actuellement de 1% - après 1,6% cette année, et à 1,4% en 2013.

Pour l'Allemagne, ces prévisions ressortent respectivement à 0,8% pour 2012 après 2,9% pour 2011, et à 1,5% pour 2013.

Lors d'une conférence de presse, Olli Rehn a salué les mesures de réduction de déficit annoncée lundi par Paris.

"Les mesures récemment annoncées par la France sont importantes et nous saluons le fait que le gouvernement ait annoncé des mesures supplémentaires, après avoir révisé ses propres prévisions de croissance", a-t-il déclaré.

"Selon le gouvernement français, ces mesures auront un impact de 0,35% sur le PIB l'année prochaine et 0,6% en 2013."

"Cela impliquera bien sûr que le gouvernement français prenne d'autres décisions, en 2013 notamment, afin d'être certain que le déficit excessif soit corrigé à temps", a-t-il ajouté.

"Nous pensons que le mieux pour la France serait qu'elle annonce au plus tôt les mesures nécessaires au maintien de son déficit dans les limites officielles pour 2012 et 2013."

Pour compenser le ralentissement économique, le gouvernement français a annoncé lundi une nouvelle série de hausses d'impôts et d'économies visant à dégager 7 milliards d'euros supplémentaires en 2012 et 11,6 milliards en 2013.

Nicolas Delame pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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