Ombre au tableau, l'emploi dans le secteur marchand, qui accuse de son côté un léger recul au premier trimestre
Ombre au tableau, l'emploi dans le secteur marchand, qui accuse de son côté un léger recul au premier trimestre © MaxPPP

L'Insee a annoncé une croissancede 0,6% du PIB en France au premier trimestre 2015, soit la progression la plus forte depuis le printemps 2013, grâce notamment à la chute des prix du pétrole.

La France fait mieux que prévu : la croissance économique a fait un bond, atteignant 0,6% au premier trimestre 2015 après une stagnation du produit intérieur brut au trimestre précédent et alors que l'Insee prévoyait encore en avril une progression de 0,4% seulement de l'activité.

Je prends ce 1% comme un plancher, c'est le seuil sur lequel nous nous appuyons pour continuer, approfondir, rebondir

"Ce premier chiffre est très encourageant", a déclaré mercredi matin à la presse le ministre des Finances Michel Sapin. "Nos perspectives de croissance pour 2015 sont aujourd'hui clairement confortées", a-t-il ajouté. Le gouvernement prévoit une croissance d'au moins 1% pour l'année 2015 : "Je prends ce 1% comme un plancher, c'est le seuil sur lequel nous nous appuyons pour continuer, approfondir, rebondir", a commenté le ministre. Plus optimiste, le Fonds monétaire international a revu en hausse mi-avril ses prévisions de croissance pour la France, à 1,2% cette année, contre 0,9% auparavant.

Baisse de l’investissement

Ce rebond s'accompagne néanmoins d'une nouvelle baisse de l'investissement total, qui recule de 0,2% après une baisse de 0,4% au quatrième trimestre 2014. Moteur très attendu d'une croissance durable, l'investissement des entreprises "progresse à peine" (+0,2% après -0,1%), précise l'Insee. L'investissement des ménages (achats de logements, travaux importants) continue, lui, de baisser (-1,4% après -1,1%). De son côté, la consommation des ménages accélère, et enregistre une hausse de 0,8% après une légère progression de 0,1% au quatrième trimestre.

68.500 emplois rayés de la carte

Ombre au tableau, l'emploi dans le secteur marchand, qui accuse de son côté un léger recul au premier trimestre, où 13.500 postes ont été détruits (-0,1%), selon l'Insee. Sur un an, 68.500 emplois ont été rayés de la carte, sur un total de près de 15,8 millions.

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