Le pays intègre pour la première fois le Top 5 mondial des pays dans lesquels les investisseurs ont le plus confiance. Malgré les manifestations de gilets jaunes et les contestations internes, ces investisseurs se réjouissent des différentes réformes en cours et s'attendent à ce qu'elles se poursuivent.

Un homme déguisé en Mr Monopoly, du nom du jeu de société, à Dresde en mars 2019
Un homme déguisé en Mr Monopoly, du nom du jeu de société, à Dresde en mars 2019 © AFP / Sebastian Kahnert / dpa-Zentralbild / dpa Picture-Alliance

À eux, la politique d'Emmanuel Macron semble particulièrement plaire depuis deux ans : eux, ce sont les investisseurs directs étrangers (IDE). Selon le classement A.T. Kearney, qui a interrogé des dirigeants d'entreprises du monde entier pour savoir où ils étaient le plus susceptibles d'investir dans les trois prochaines années, la France est de plus en plus attractive. La confiance des investisseurs est même au plus haut niveau jamais atteint, après deux ans de progression, puisque Paris passe de la septième place à la cinquième du classement, dépassant même la Chine et le Japon.

En première place, on trouve toujours les États-Unis, suivis par l'Allemagne, le Canada et le Royaume-Uni (où le Brexit ne semble pas effrayer les investisseurs).

Pourquoi cette remontée de deux places en un an ? Pour le cabinet de conseil en stratégie A.T. Kearney, c'est une conséquence directe des réformes engagées par le gouvernement d'Édouard Philippe. Des réformes que les investisseurs jugent favorables à leur activité, surtout "la restructuration des systèmes de retraite et des prestations chômage", un objectif "perçu comme un signal structurel positif". L'étude cite aussi "la récente loi PACTE", la "réduction progressive de l'impôt sur le revenu des sociétés".

Pas particulièrement inquiets pour leurs investissements

À l'inverse, les investisseurs ne sont pas refroidis par "la volatilité récente de l'environnement politique", "les récentes manifestations anti-gouvernementales des 'gilets jaunes'", ni même par "le projet de taxe numérique" pour les GAFAM.

Il faut dire aussi que les priorités des investisseurs ont évolué. En un an, c'est le niveau d'imposition et la facilité de paiement des taxes qui sont devenus leur critère numéro un, et la France de 2019 semble parfaitement leur convenir sur ce point. Viennent ensuite l'innovation technologique et la sécurité générale du pays.

Au niveau européen, les investisseurs expriment toutefois quelques inquiétudes, notamment sur "l'instabilité politique, la montée des populismes et des protectionnismes" mais aussi le "risque d'une crise économique prochaine" qui toucherait les marchés des pays développés. Mais qu'on se rassure, les investisseurs ont déjà un œil sur les marchés émergents (ils sont trois à figurer dans la liste des 25 pays les plus attractifs).

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