Selon le baromètre annuel du cabinet Ernst and Young, l’attractivité de la France est plus forte que jamais.

Un centre de distribution d'Amazon en France, ici à Saran
Un centre de distribution d'Amazon en France, ici à Saran © AFP / Guillaume Souvant

Ce mardi, Emmanuel Macron reçoit les partenaires sociaux pour évoquer avec eux la question de la simplification du code du travail, souvent considéré comme trop complexe notamment pour les entreprises étrangères.

Mais serait-ce le seul frein à l’investissement des entreprises étrangères en France ? Le baromètre de l’attractivité que publie chaque année le cabinet de conseil Ernst & Young est plutôt flatteur, car notre attractivité est plus importante que jamais.

Une hausse de l'attractivité de 30% sur un an

Selon ce baromètre, en 2016, 779 projets d’investissements étrangers ont été élaborés, soit une hausse de 30% par rapport à 2015, et le plus haut nombre depuis dix ans. Ces projets représentent 16.980 emplois créés : là encore, on observe une hausse de 24% sur un an.

En nombre de projets d’investissement, la France reste loin derrière la Grande-Bretagne (1.144) et l’Allemagne (1.063), mais c’est elle qui bénéficie de la plus forte croissance : nos voisins d’outre-Manche, par exemple, ne progressent que de 7%.

Moins d'emplois qu'ailleurs pour chaque projet

En revanche, si la France est le troisième pays d’Europe sur le nombre de projets, elle ne parvient pas à se hisser sur le podium quand on regarde le nombre d’emplois créés : elle se situe derrière le Royaume-Uni, la Pologne, l’Allemagne et la Roumanie. Cette dernière, notamment, compte 17.545 emplois créés pour 132 projets d’investissement, soit une moyenne de 133 emplois par projet. C’est six fois plus que la France, qui a une moyenne de 22 emplois par projet.

Qu’est-ce qui pourrait aider la France à progresser dans ces palmarès ? Selon l’étude menée par Ernst & Young, pour 55% des décideurs étrangers interrogés*, la réforme la plus attendue (à 55%) est celle de la compétitivité fiscale du pays. Viennent ensuite la simplification administrative pour les entreprises (à 39%) et la réforme du droit du travail promise par Emmanuel Macron (à 39%).

Commerce et logistique en pointe

Malgré tout, les investisseurs se disent globalement satisfaits du “site France” une fois leurs entreprises implantées. Selon l’étude, ce sont essentiellement les projets tertiaires et commerciaux qui ont progressé (+56%), ainsi que les projets logistiques, avec notamment la mise en place de sept sites Amazon.

C'est la capacité d'innovation et de recherche qui attire le plus les investisseurs, qui sont 50% à plébisciter cet atout de l'économie française (une hausse de 13 points par rapport à l'an dernier) : ainsi, 51 des projets de 2016 concernent des centres de recherche et développement (R&D). Viennent ensuite, parmi les atouts de la France, son rayonnement touristique (35%) et son accessibilité internationale ainsi que ses infrastructures (29%).

*Etude de perception menée en mars 2017 auprès de 203 dirigeants internationaux, en majorité (42%) des directeurs financiers travaillant essentiellement dans l'industrie (40%).

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