Le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem et ministre néerlandais des Finances
Le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem et ministre néerlandais des Finances © REUTERS/Francois Lenoir

Pour permettre la prolongation pour quatre mois de l'aide financière accordée à la Grèce, Athènes s'est engagé à faire en sorte que ses mesures pour lutter contre la "crise humanitaire" dans le pays ne pèsent pas sur le budget. L'Eurogroupe y est favorable.

Athènes prévoit de réformer la politique fiscale et de revoir et maîtriser les dépenses publiques.

Dans ce document, le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, s'engage à un examen et un contrôle des dépenses dans "tous les domaines" de l'action publique", et également à "réviser" le programme des privatisations non encore engagées, sans revenir sur celles achevées. Le gouvernement entend aussi réformer les salaires de la fonction publique sans les baisser davantage ni augmenter la masse salariale totale.

Les explications de Quentin Dickinson

En fin de matinée, le gouvernement grec a rendu public sa liste d'engagements transmise à Bruxelles. Le document, en quatre chapitres, insiste à plusieurs reprises sur "la concertation avec les institutions" (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) dans l'élaboration détaillée de ses projets, ces mêmes institutions que le gouvernement d'Alexis Tsipras voulait chasser du pays après son élection.

En attente de validation

Le gouvernement d'Alexis Tsipras a adressé la liste des ses engagements dans la nuit de lundi à mardi. Elle a été examinée dans la matinée par les institutions créancières, l'ancienne "troïka" : UE, BCE et FMI et le plan de réformes a reçu un premier accueil positif. Ce mardi après-midi, les ministres des Finances de l'UE, réunis dans l'Eurogroupe, ont donné un avis favorable à la prolongation de l'aide à la Grèce, pour quatre mois. Les mesures présentées ont été jugées "suffisamment sérieuses", même s'ils attendent, encore, un élargissment des réformes.

Le Bundestag doit également se prononcer vendredi matin sur la prolongation de l'aide à la Grèce.

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