Le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis est reçu à Bercy ce dimanche.
Le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis est reçu à Bercy ce dimanche. © EPA/MaxPPP

Le gouvernement grec entame ce week-end à Paris une tournée européenne pour compter ses alliés dans son offensive anti-austérité. Tandis qu'avec Berlin le dialogue de sourds continue, le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis est reçu ce dimanche à Bercy par Michel Sapin.

Pourquoi la France ? Parce qu'elle, au moins, tend la main à la Grèce. Michel Sapin l'a dit : il est prêt à jouer "le trait d'union entre la Grèce et les tenants de la rigueur budgétaire". Annuler la dette grecque, pas question. En revanche, le ministre français des Finances veut bien tenter d'alléger le fardeau, à condition qu'Athènes fasse des efforts, en luttant notamment contre la fraude fiscale.

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À Bruxelles, le Français Pierre Moscovici, commissaire aux Affaires économiques est partisan lui aussi d'une austérité moins brutale, qui permette à la Grèce de desserrer l'étau. Le gouvernement grec, de son côté, entame sa tournée avec la volonté de s'affranchir de la tutelle de la "troïka", cette fameuse commission d'experts de la BCE, du FMI et de l'Union européenne qui lui impose une rigueur jugée "insoutenable".

Lier le remboursement de la dette à la croissance ?

Athènes ne veut plus collaborer avec la "troïka". D'où la crainte d'une impasse financière, car cette rupture pourrait entraîner l'annulation, fin février, du dernier versement prévu par l'Europe dans le cadre de son plan d'assistance à Athènes, à savoir sept milliards d'euros.

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À Paris, ce dimanche, comme à Rome un peu plus tard, le ministre grec Yanis Varoufakis veut proposer une sorte de "new deal" : pourquoi ne pas conditionner, par exemple, le montant des remboursements à la croissance du pays ? L'Allemagne, la plus virulente contre Syriza, n'est même pas à l'agenda de cette tournée européenne.

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