Le gouvernement grec a reporté au 30 juin le remboursement des sommes qu'il doit ce mois-ci au FMI. Une manière d’éviter la faillite et de gagner du temps pour trouver un accord avec ses créanciers.

Réunion de la dernière chance pour le gouvernement d'Alexis Tsipras
Réunion de la dernière chance pour le gouvernement d'Alexis Tsipras © EPA/MaxPPP

Athènes avait en théorie jusqu'à ce vendredi pour commencer à rembourser le FMI , faute de quoi le pays aurait été déclaré en retard de paiement, au risque de déclencher une imprévisible réaction en chaîne.

Mais les caisses de la Grèce sont vides, le gouvernement a donc décidé de r egrouper les quatre échéances de juin en une seule. Au lieu de débourser 300 millions d’euros ce vendredi, il devra rembourser 1,6 milliards d’euros au total à la fin du mois. Un report permis par une clause du règlement du FMI et qui permet à Athènes de continuer à négocier avec ses créanciers, l’UE et le FMI.

Des divergences

Les négociations ont commencé le 20 février dernier et le déblocage de la dernière tranche des prêts internationaux à la Grèce, équivalent à 7,2 milliards d'euros se fait toujours attendre.

Mercredi, l’UE et le FMI ont présenté à Alexis Tsipras, un nouveau plan de réformes.

Le Premier ministre grec informera le Parlement de l'avancée des négociations cet après-midi, mais il a déjà déclaré à ses ministres qu'il ne pouvait pas accepter les "propositions extrêmes" qui lui ont été soumises.

Athènes refuse notamment de nouvelles coupes dans les retraites et les salaires des fonctionnaires et l'augmentation de la TVA.

Des élections anticipées?

Le ministre délégué grec à la Sécurité sociale, Dimitris Stratoulis, figure de l'aile radicale du parti Syriza, a prévenu ce vendredi matin que le gouvernement Tsipras pourrait être contraint d'organiser des élections anticipées si les créanciers d'Athènes n'assouplissent pas leur position.

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