En compensant par une baisse des cotisations salariales la hausse de la CSG, la mesure d'Emmanuel Macron n'amputera pas le pouvoir d'achat... Sauf pour huit millions de retraités.

La CSG augmentera de 1,7 point, mis à part sur les indemnités chômage et sur les retraites les plus modestes
La CSG augmentera de 1,7 point, mis à part sur les indemnités chômage et sur les retraites les plus modestes © Maxppp / Jean-François Frey

Qui sera touché par cette hausse de 1,7% de la CSG ? Parmi les actifs : les salariés, les fonctionnaires et les indépendants. Toutefois, la mesure souhaitée par Emmanuel Macron prévoit une baisse des cotisations salariales pour compenser, ce qui augmentera au final leur pouvoir d'achat. Les cotisations chômage et maladie des salariés baisseront de 3,15%, ce qui entraînera un gain net de leur pouvoir d'achat de 1,7%, l'équivalent de 250 euros par an pour un salarié au SMIC.

Les fonctionnaires, qui ne paient pas les mêmes cotisations, devraient se voir accorder une mesure équivalente, idem pour les indépendants, qui bénéficieront d'un gain de pouvoir d'achat calculé sur leurs revenus d'activité.

Parmi les inactifs (ce qui crée la controverse), il y a également huit millions de retraités (sur 14 millions au total) qui seront touchés par cette hausse de la CSG. En fait, elle augmentera pour les retraités qui gagnent plus de 1 200 euros par mois pour un célibataire, et plus de 1 800 euros pour un couple. Ceux-là, en effet, verront leur pouvoir d'achat amputé.

Mardi matin, sur France Inter, François Baroin, le chef de file du parti Les Républicains pour les élections législatives, a dénoncé une "augmentation spectaculaire de la CSG qui impactera les retraités, les fonctionnaires, les professionnels libéraux"... Il y aura donc bien une perte de pouvoir d'achat pour huit millions de retraités, mais seulement pour eux.

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