MARSEILLE (Reuters) - La cour d'appel d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a annulé ce matin le plan de sauvegarde mis en place à Fralib, l'unique site français à fabriquer les thés Lipton et les infusions Eléphant.

Unilever a décidé de fermer cette filiale située à Gémenos, à une vingtaine de kilomètres de Marseille, que le groupe estime insuffisamment rentable.

Après cette victoire des syndicats, la bataille continue donc. Marie-Christine Lauriol.

Dans son jugement, la cour d'appel relève que la validité du plan de sauvegarde doit être appréciée au regard des moyens du groupe américain.

"Les chiffres donnés par Fralib permettent de constater que le chiffre d'affaires du groupe est en pleine croissance sur le plan mondial, toutes activités confondues, plus 44 milliards d'euros en 2010, 11% de mieux qu'en 2009", peut-on lire dans le document dont Reuters s'est procuré une copie.

La cour d'appel dit en conséquence que "le plan de sauvegarde est sans valeur" et annule la validité des licenciements prononcés dans le cadre du projet de fermeture du site.

"La procédure engagée et les licenciements sont rendus caducs par le tribunal. Le groupe Unilever n'a plus le choix, il doit négocier et donner satisfaction aux revendications des salariés", se félicite la CGT dans un communiqué.

Patrick Vignal

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