Infografie ide Zone euro
Infografie ide Zone euro © ide

La Lituanie a officiellement intégré la zone euro, un changement de monnaie qui vise entre autres à ancrer un peu plus le pays dans le camp européen au moment où la Russie fait étalage de sa force militaire dans la région. Au même moment la Lettonie voisine prenait la présidence de l'UEe.

Première république soviétique à avoir déclaré son indépendance en 1990, la Lituanie est le dernier des trois pays baltes à adopter la monnaie unique - l'Estonie l'avait adoptée en 2011 et la Lettonie en 2014 -.

En abandonnant le Litas et en devenant le 19e membre de la zone euro, la Lituanie se place encore plus clairement dans la sphère d'influence occidentale. Vilnius espère également bénéficier d'une augmentation de ses échanges commerciaux et d'une diminution de ses coûts de financement.

Selon un sondage de novembre, sur trois millions de Lituaniens, quelque 53% soutiennent le passage à l'euro et 39% sont contre.

En retirant son premier billet de 10 euros au distributeurs, à minuit, le Premier ministre Algirdas Butkevicius a souligné que :

La monnaie unique est un garant de notre sécurité économique et politique

Le reportage de Marielle Vitureau à Vilnius

Le rôle de la Russie dans la crise ukrainienne a ravivé les craintes dans les pays baltes

Les pays baltes, sortis d'un demi-siècle d'occupation soviétique au début des années 90, ont rejoint l'UE et l'Otan en 2004. Aujourd'hui, ils observent avec inquiétude la politique du Kremlin en Ukraine et l'activité intensifiée des forces armées russes à proximité de leurs frontières.

Le ministre lituanien des Finances, Rimantas Sadzius, a estimé récemment que "des raisons de sécurité sont parmi les causes du soutien populaire à l'euro".

A Bruxelles, une banderole a été accrochée sur le bâtiment de la Commission européenne, avec l'image d'une pièce d'un euro ornée de l'emblème national lituanien, un cavalier muni d'une épée et d'un bouclier. "Bienvenue à la Lituanie dans la zone euro", déclare la banderole en anglais, lituanien, français et flamand.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.