La rupture est consommée entre l'industriel et l'État français. Et la rencontre entre Lakshmi Mittal et François Hollande n'y changera sans doute pas grand chose. La piste d'une nationalisation du site de Florange a bel et bien été au coeur de l'entretien entre le PDG du groupe sidérurgiste et le chef de l'Etat. En cause, d'un côté, l'intransigeance du géant mondial de la sidérurgie, qui a donné jusqu'à la fin du mois à la France pour trouver une repreneur. De l'autre côté, les propos très durs d'Arnaud Montebourg contre le groupe.

"Nous ne voulons plus de Mittal en France, parce qu'ils n'ont pas respecté la France", expliquait lundi le ministre du Redressement productif. "Nous ne voulons plus de leurs méthodes, des méthodes qui relèvent du non-respect des engagements, du chantage et des menaces", a-t-il précisé quelques heures plus tard.La famille Mittal a quant à elle confié qu'elle était "extrêmement choquée" par ces propos. Mais aussi par l'hypothèse d'une nationalisation des sites sidérurgiques de Mittal en France, que l'industriel menace de délocaliser.

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Dans ce contexte, François Hollande va devoir jouer le rôle d'arbitre, face à un Lakshmi Mittal intransigeant.

Et les salariés de Florange, qu'attendent-ils de cette rencontre ? Edouard Martin, délégué CFDT, était l'invité de Patrick Cohen.

Le 1er octobre, ArcelorMittal avait annoncé sa volonté de fermer une partie du site de Florange, en fermant notamment les hauts-fourneaux. Depuis, le gouvernement a annoncé avoir reçu deux offres, mais pour l'intégralité du site, ce que refuse pour l'instant le géant de l'acier. Depuis, l'État envisage une nationalisation temporaire, pour pouvoir céder le site dans de meilleures conditions.

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