Les deux hauts-fourneaux de Florange sont à l'arrêt depuis plus d'un an. En France, seules deux autres aciéries sont encore en fonctionnement : à Dunkerque, dans le Nord et à Fos-sur-Mer dans les Bouches-du Rhône. A l’échelle européenne, on compte neuf hauts-fourneaux à l’arrêt ou définitivement stoppés sur les 25 au total. Alors, qui pour racheter la filière chaude de Florange? Arnaud Montebourg a annoncé que le gouvernement a trouvé un repreneur industriel prêt à investir près de 400 millions d'euros dans le site si ArcelorMittal accepte de le céder. Le gouvernement envisage de mobiliser des participations de l'Etat pour financer une éventuelle nationalisation temporaire du site ArcelorMittal de Florange.

La nationalisation temporaire, nous souhaitons par ailleurs qu'elle ait lieu à coût nul pour les finances publiques et nous envisageons l'usage des participations de l'Etat, parfois dormantes, que nous pourrions transférer dans le financement de ce scénario.

Quelques jours auparavant , le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a indiqué avoir deux pistes pour reprendre Arcelor sans dévoiler le nom des repreneurs. Selon une information France Inter, il s'agirait du russe Severstal et d'une société française, non identifiée jusqu'à présent, mais qui pourrait être Ascometal.

Les précisions de Marion L'Hour

Il y a plus d'un mois , ArcelorMittal avait annoncé vouloir fermer la filière liquide du site (la production d'acier brut à partir de minerai de fer et de charbon). Il avait alors laissé 60 jours au gouvernement pour trouver un repreneur pour les installations qu'il ne souhaitait plus exploiter. Le groupe avait fait part de sa volonté de conserver le reste du site, notamment le laminoir à chaud et les lignes de traitement de l'acier.

Il y a deux mois , Arcelor Mittal avait fait une concession au gouvernement en incluant la cokerie (installation de cuisson du charbon préalable à son introduction dans les hauts-fourneaux), qu'il utilise toujours aujourd'hui, dans le périmètre des installations cédées. Cette concession permettait à un repreneur de disposer de l'intégralité de la chaîne de production, des matières premières jusqu'à l'acier brut sous forme de brames (plaques d'acier épaisses). Arnaud Montebourg demande à présent au groupe d'aller plus loin, probablement en incluant une partie des installations aval, ce qu'ArcelorMittal a toujours exclu. Pour le groupe indien, ces lignes représentent toute la valeur ajoutée d'Arcelor.

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