Les agriculteurs en colère vont poursuivre leurs actions
Les agriculteurs en colère vont poursuivre leurs actions © MaxPPP

Les représentants de la profession agricole ont été reçus par François Hollande. Ils réclament une initiative européenne pour répondre à la crise de l'élevage. Le principal syndicat agricole appelle les agriculteurs à poursuivre leurs actions.

À l'issue d'un entretien à l'Elysée avec François Hollande, en présence du ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll, le président de la FNSEA Xavier Beulin a affirmé qu'il ne demandait pas aux agriculteurs, "qui perdent 6.000 euros par semaine", de "rentrer chez eux".

S'il n'y a pas un signal fort de l'Europe aujourd'hui, on aura beaucoup de difficulté à tempérer les ardeurs.

Les éleveurs continuent de protester contre des charges trop lourdes et la chute des prix. Une chute en partie provoquée par un embargo russe sur le porc européen, ils se retrouvent incapables de faire face à leurs charges fixes.

La FNSEA a donc demandé une baisse de 10 points des charges sociales pesant sur les agriculteurs, qu'il a chiffrées à 600 millions d'euros.

Les éleveurs ne désarment pas

Ce mardi, des centaines d'agriculteurs mènent des opérations escargot et des blocages à Chartres et près d'Arles. Des éleveurs du Finistère ont manfiesté devant des supermarchés. Sur le terrain, "les réunions sont extrêmement rudes parce qu'on a en face de nous des gens qui sont en colère ou à l'inverse désespérés", explique Xavier Beulin.

> Le zoom de la rédaction : Agriculteurs bretons, les aider et les accompagner

Selon la FNSEA, François Hollande a promis de s'exprimer sur les crises agricoles avant le salon de l'agriculture qui s'ouvrira le 27 février. Il évoquera le dossier avec la chancelière allemande Angela Merkel lors de sa rencontre dimanche à Strasbourg. "On a besoin d'une mobilisation de la puissance publique pour nous accompagner financièrement, je n'ai pas honte de le dire. Mais on a aussi besoin de redonner des perspectives" à la profession, a-t-il plaidé.

Barrages routiers en Bretagne : près de 4 millions d'euros de dégats

Glissières arrachées, enrobés détruits par le feu... Le préfet de Bretagne a fait les comptes, les barrages routiers installés depuis une semaine par des agriculteurs en Bretagne ont occasionné près de de quatre millions d'euros de dégats.

Le nettoyage des chaussées a mobilisé plus de 400 personnes a détaillé le préfet Patrick Strzoda. A ces coûts directs s'ajoutent les coûts indirects pour les usagers ainsi que pour les entreprises de transport.

Depuis le mois d'octobre, les agriculteurs bretons ont reçu 14 millions d'euros au titre des aides d'urgence aux producteurs de porcs bretons, selon la préfecture.

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