suspension de la grève à la sncm
suspension de la grève à la sncm © reuters

La nouvelle direction du groupe a présenté un nouveau projet de sauvetage qui prévoit au moins 800 suppressions d'emplois, sur les 2 000 que compte la compagnie maritime. Les salariés réclament à nouveau l'aide de l'État.

Entre le redressement judiciaire prôné par son actionnaire majoritaire Transdev et le risque réel d'une liquidation, l'avenir de la SNCM reste tributaire de l'action de l'Etat, . Pour la première fois, la direction a présenté mardi aux partenaires sociaux un schéma d'exploitation restreint avec un volet social prévoyant le maintien de 800 à 1.200 emplois sur les 2.030, dont près de 400 CDD, que compte la compagnie qui assure notamment la liaison entre la Corse et le continent.

Mais la survie de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), détenue à 66% par Transdev - coentreprise entre Veolia et la Caisse des dépôts -, à 25% par l'Etat et à 9% par ses salariés, dépend surtout des contentieux européens. , Le délégué CFE-CGC des cadres et officiers, Pierre Maupoint de Vandeul, s'inquiète du silence de l'tat.

Le plan présenté mardi nécessite l'effacement des contentieux européens et la continuité de la Délégation de service public (DSP) jusqu'en 2023. Or, les représentants de l'Etat sont incapables de nous donner des indications sur un accord ou pas avec Bruxelles. On peut donc craindre que le temps de la Commission européenne ne soit pas celui des actionnaires.

Bref les salariés accusent le gouvernement de les laisser couler, Marie-Christine Lauriol

La Cour de justice de l'Union européenne, rejetant les recours de la France, a confirmé le 4 septembre que la SNCM devait rembourser les aides d'Etat perçues par la compagnie maritime lors de sa privatisation. Cette décision porte sur environ la moitié des 440 millions d'aides d'Etat que l'UE réclame à la SNCM, dont le remboursement mettrait définitivement la compagnie à terre. Pour Transdev, comme pour le gouvernement, la solution est de placer la compagnie en redressement judiciaire afin de créer une nouvelle société, plus attractive pour un éventuel repreneur et libérée du poids des aides à rembourser. L'actionnaire majoritaire a ainsi menacé d'accélérer, début novembre, la mise en cessation de paiement de la compagnie par un remboursement anticipé des prêts d'actionnaires, soit 103 millions d'euros avancés par Transdev et 14 millions par Veolia..

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