nouveaux remous financiers pour la sncm
nouveaux remous financiers pour la sncm © reuters
**La SNCM** **a obtenu une procédure de conciliation sous l'égide du tribunal de commerce de Marseille pour récupérer des créances et solliciter son actionnaire Veolia afin de pallier des problèmes de trésorerie.** La société nationale maritime corse, qui assure des rotations de ferries vers la Corse et le Maghreb, a convoqué hier après-midi un conseil de surveillance pour évoquer cette procédure demandée le 14 octobre. La compagnie est dans la tourmente après sa condamnation en mai - sur plainte de son concurrent Corsica Ferries - par la Commission européenne à rembourser 220 millions d'euros d'aides publiques versées dans le cadre de la continuité territoriale. L'Etat français et la compagnie ont déposé des recours contre cette décision devant le tribunal de première instance de l'Union européenne, le Conseil d'Etat ayant en 2012 jugé ces aides légales. La SNCM demande à la Collectivité territoriale Corse et à l'Office des transports de Corse le paiement d'environ 50 millions d'euros de créance et la demande d'une aide à la trésorerie d'environ 30 millions d'euros auprès de son actionnaire principal Transdev, la filiale transport de Veolia. Veolia n'a pas souhaité commenter ces informations dans l'immédiat. Transdev détient 66% de la compagnie, l'Etat 25% et les salariés 9%. "Le président du tribunal de commerce de Marseille a accepté la procédure de conciliation et a noté que la compagnie n'était pas en cessation de paiement et ne connaissait pas de problèmestructurel", a dit à Reuters un porte-parole de la compagnie. "Le tribunal doit accompagner la SNCM pour recouvrer les créances dues et obtenir un soutien de son actionnaire, mais il n'y a aucune menace de dépôt de bilan", a-t-il ajouté. ### UNE "MASCARADE" POUR LA CGT Ce nouvel épisode s'inscrit dans un contexte économique et social tendu pour l'ancienne compagnie nationale partiellement privatisée en 2006. Roland Blum, premier adjoint au maire de Marseille, juge que la situation financière de l'entreprise pourrait conduire à la perte de 2.000 emplois directs. > J'espère que cette conciliation aboutira très vite et permettra d'éviter une procédure collective de redressement judiciaire qui conduirait au naufrage de la société. Estime Roland Blum, premier adjoint au maire de Marseille, qui juge que la situation financière de l'entreprise pourrait conduire à la perte de 2.000 emplois directs.
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