Le salon international de défense et de sécurité Eurosatory 2018 ouvre ses portes ce lundi. Parmi les innovations présentées, beaucoup font appel à l'intelligence artificielle, comme pour ce système intelligent de détection et de localisation de tirs.

Le Pearl, pas plus gros qu'une orange, peut se fixer à l'arme des militaires
Le Pearl, pas plus gros qu'une orange, peut se fixer à l'arme des militaires © Radio France / Nathalie Hernandez

C'est le rendez-vous annuel des professionnels du secteur : le salon Eurosatory 2018, salon international de la défense et de la sécurité, a ouvert ses portes ce lundi, et jusqu'à vendredi prochain, à Villepinte, au nord de Paris, et présente les produits de près de 1 800 exposants venus de 63 pays pour présenter aussi bien des chars dernières génération que des drones ou des mitraillettes.

Le mot d'ordre des exposants, c'est l'innovation : et pour innover, quoi de mieux que l'intelligence artificielle, grande tendance de cette année ? Exemple : "Pearl", un système intelligent de détection et de localisation de tirs. Pas plus gros qu'une orange, il permet de savoir d'où vient un tir de sniper, et avec quelle arme.

"Oreille augmentée"

Cet objet pèse quelques centaines de grammes et ressemble à un gros micro. Il s'agit d'une sorte "d'oreille augmentée" que le soldat peut emporter avec lui partout sur le terrain, et peut lui servir à savoir d'où viennent les tirs ennemis, et avec quelle arme ils ont été tirés. 

L'idée de ce système est venue à son fabricant Metravib il y a une vingtaine d'années, explique Frédéric Molliex : "L'histoire est née à l'époque de Sarajevo, où il y avait beaucoup de tirs de snipers sur la fameuse "sniper alley". C'est à partir de là qu'on a pu développer nos nouveaux prototypes équipés de microphones, avec un affichage qui peut être compréhensible par tout le monde", raconte-t-il.

Comparatif d'ondes

Comment ça marche ? L'objet compare deux ondes acoustiques émises par la balle, pour déterminer sa direction et la qualité de l'onde. L'onde est ensuite comparée, par un algorithme, à un immense catalogue de sons, qui permet de savoir précisément de quel type d'arme il s'agit. "En moins d'une seconde, on voit si le tir vient de l'avant ou de l'arrière, et on a des informations complémentaires comme la distance ou le type d'arme, qui va permettre d'avoir un coup d'avance sur l'ennemi". 

Aujourd'hui, plus de 25 armées dans le monde utilisent ce dispositif, dont les forces spéciales françaises. Pearl pourrait aussi être un jour utile aux forces de police et de gendarmerie, en cas d'attaque terroriste . 

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